Le CIC censure un écrivain : la dictature bancaire en marche.

Le CIC du Nord, ex banque Scalbert Dupont tente de censurer mon travail. Depuis de nombreux mois, je suis victime d’attaque très violente concernant mes comptes bancaires.

Le CIC du Nord a été désigné par la Banque de France comme devant devenir mon établissement bancaire à la suite du refus de plusieurs banques de m’ouvrir un compte.

De nombreux frais bancaires abusifs ont été pris sur mon compte. On m’a abonné au service CIC Mobile sans me donner la carte SIM ni m’activer la ligne. En revanche, on encaissait chaque mois les 15, 99 euros.

Cela est anecdotique.

Le plus grave est à venir.

En janvier 2017, je sors mon livre “Le prophète Daniel et la fin des temps”.

 

 

Dans celui-ci, je dénonce la dérive totalitaire de notre société à travers deux éléments : le monde bancaire et le monde des médias. Ces deux éléments correspondent aux deux cornes de la bête de la terre dans l’Apocalypse.

 

Chapitre 6 : La bête de la terre.

 

Plutôt que de parler du règne de la bête, nous devrions plutôt évoquer le règne des bêtes. En effet, dans l’Apocalypse, nous découvrons trois bêtes : la bête écarlate (que nous venons de voir), la bête de la mer et la bête de la terre. Toutes sont sous la puissance du dragon, Satan.

 

Au côté de la bête écarlate siégeant au Vatican, on a une deuxième bête issue de la terre. Nous l’appellerons par commodité la bête de la terre. Elle est citée en troisième dans l’Apocalypse, mais à l’étude du texte, on se rend compte qu’elle apparaît avant la bête de la mer pourtant nommée en deuxième.

 

« Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui portait comme un dragon. » (Apocalypse, XIII : 11)

 

Elle a deux cornes comme celle du diable. Les deux cornes représentent l’argent et les médias comme le montrent l’analyse du texte.

 

Commençons par la corne argent, la plus importante.

 

Section 1 : La corne argent.

 

« Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Apocalypse, XIII : 16-17).

 

Jean décrit le système économique capitaliste. En effet, il dit « que nul ne pût acheter ou vendre ». Rappelez-vous également la déception des marchands lors de la mort de la prostituée Babylone (la chute du communisme soviétique).

 

 
Figure 57 : Le Dragon à sept têtes et la Bête aux cornes d’agneau, Albrecht Dürer, 1498.

 

« Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un séjour de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau immonde et odieux, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, que les rois de la terre se sont souillés avec elle, et que les marchands de la terre se sont enrichis par l’excès de son luxe. » (Apocalypse, XVIII : 2-3).

 

 

La marque du nom de la bête, son nombre, ce sont les comptes en banque, les cartes bleues puis la disparition future de la monnaie papier au profit d’une monnaie virtuelle électronique. C’est ce que montre admirablement Pierre Jovanovic.

La marque sur la main ou sur le front, c’est celui des esclaves. Du temps de Jean, on marquait au fer rouge l’esclave sur la tempe, le bras ou même le front. Cette pratique fut en vigueur jusqu’en 1832 pour la France.

La marque de la bête est une forme d’esclavage économique. Jean de Patmos avec ses yeux d’hommes du premier siècle décrit ce qu’il voit. Il utilise des mots de son temps. Il observe des esclaves soumis au monde de la banque et de l’argent. Pour nous le dire, il nous le décrit le monde moderne comme il voyait les esclaves sous l’Empire romain, c’est-à-dire marqué au fer rouge du nom de leur propriétaire.

Il est également possible que la marque sur la main qu’il voit soit une technologie encore en développement permettant d’implanter une puce électronique pour permettre d’acheter et de vendre. C’est un projet en développement chez nos savants fous. Ce fut le cas en Espagne pour les membres d’un magasin de Barcelone[1]. Le cauchemar de l’Apocalypse devient réalité sous nos yeux.

Il va plus loin et nous dit que très bientôt, plus personne ne pourra acheter ou vendre sans avoir la marque de la bête de la terre ou son nombre (666). Là encore, l’enfer est à nos portes.

Le nombre de la bête à fait couler beaucoup d’encres depuis des millénaires.

 

 

« C’est ici la sagesse ! Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et ce nombre est six cent soixante-six. » (Apocalypse, XIII : 18)

 

 

Section 2 : La corne média.

 

« Elle opérait aussi de grands prodiges, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes, et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, persuadant les habitants de la terre de dresser une image à la bête qui porte la blessure de l’épée et qui a repris vie. Et il lui fut donné d’animer l’image de ta bête, de façon à la faire parler et à faire tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. » (Apocalypse, XIII : 13-15).

 

 

Cela concerne la deuxième corne de la bête de la terre, celle des médias. Elle a pour objectif de manipuler les masses pour faire aimer la bête.

 

Le cinéma puis la télévision sont devenues de formidables outils de propagande au service de la bête, comme les banques et le monde de l’argent. On le voit avec la création des chaînes d’informations continue.

Comment les médias sont-ils utilisés par la bête de la terre pour dominer le monde. Deux modes d’actions sont développés par elle, selon l’Apocalypse.

Premièrement, les campagnes de presse contre ceux qui conteste sa puissance. L’Apocalypse nous dit pudiquement qu’elle fait « tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête ».

Deuxième méthode inaugurée en 1991 lors de la première guerre du Golfe. C’est « faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes ». Cela fut aussi utilisé en 1999 contre la Serbie, contre l’Irak en 2003 ou contre la Libye en 2011. L’objectif est de détruire un Etat qui refuse d’adorer la bête, en lui faisant la guerre avec des armes et médiatiquement en le discréditant auprès de la population.

Etudions désormais chacune des cornes de la bête de la terre.

 

 

[1] Jean-Baptiste Waldner, Nano-informatique et Intelligence Ambiante-Inventer l’Ordinateur du XXIème Siècle, Hermes Science, Londres, ‎ 2007, p. 251.

 

Le chapitre suivant développe le règne de la bête argent.

 

Chapitre 7 : La bête argent.

 

Il me revient désormais d’approfondir la première corne de la bête de la terre. Celle qui s’occupe de l’argent. Son rôle est primordial.

 

 
Figure 58 : La bête à deux têtes, Apocalypse de Bamberg, XIe siècle.

 

Section 1 : La marque de l’esclave.

 

« Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Apocalypse, XIII : 16-17).

 

 

La marque sur la main ou sur le front, c’est celui des esclaves. Du temps de Jean, on marquait au fer rouge l’esclave sur la tempe, le bras ou même le front.

 

 

 
Figure 59 : Gravure du Pictorial times du 9 août 1845.

 

Dans le Code noir[1], le tatouage est prévu comme une punition pour les esclaves coupable d’évasion.

 

 

« L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lis une épaule ; s’il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d’une fleur de lys sur l’autre épaule ; et, la troisième fois, il sera puni de mort. » (Article 38 du Code noir).

 

 

Une fleur de Lys était tatouée sur les épaules. D’autres pays utiliseront la même pratique. Cela existait déjà sous l’antiquité, à l’époque de Saint-Jean.

 

Saint Jean reprend cette image de l’esclave marqué pour l’appliquer au monde moderne de l’argent.

 

 

 
Figure 60 : Outils de marquages des esclaves au nom de leur propriétaire.

 

Il est également possible que la marque sur la main soit une technologie encore en développement, permettant d’implanter une puce électronique afin d’acheter et de vendre. C’est un projet en développement dans la tête de nos savants fous. Ce fut le cas en Espagne pour les membres d’un magasin de Barcelone[2]. Le cauchemar de l’Apocalypse devient réalité sous nos yeux.

 

 

 

Section 2 : Le système bancaire moderne.

 

« Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Apocalypse, XIII : 16-17).

 

 

Cette marque qu’il voit sur la main droite ou sur le front sert à acheter ou vendre, nous dit-il. Cela vise le monde des banques.

 

Rappelons-nous que Jésus chassa les marchands du temple dans un épisode resté célèbre.

 

 

« Jésus étant entré dans le temple, chassa tous ceux qui vendaient et achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes, et leur dit : « il est écrit : ma maison sera appelée une maison de prière, et vous en faites une caverne de voleurs. » » (Mathieu, XXI : 12-13).

 

 

 
Figure 61 : Jésus chasse des marchands du temple, Scarsellino.

 

Il s’attaque à ceux qui vendent et achètent. Il renverse la table des changeurs, c’est-à-dire du banquier. Ils les appellent voleurs et accusent les autorités du temple de l’avoir transformé en « caverne des voleurs ». La condamnation est sans appel.

 

 

 
Figure 62 : Une boite de changeur de 1655.

 

Et pourtant, le monde de la banque va se réintroduire dans l’ensemble du monde chrétien au XIXe siècle. Chassés du Temple, ils reviennent par la fenêtre.

 

En Suisse, elle semble se créer entre le XVIe et le XVIIe siècle. En Angleterre et aux Etats-Unis, elle se développe au XIXe siècle. En France, il faudra attendre la fin du XIXe siècle.

 

La caisse d’épargne est fondée en 1818, le crédit foncier en 1852, le Crédit industriel et commercial en 1859, en 1863, le Crédit lyonnais ou le Crédit Agricole, en 1885.

A ce moment-là, seul les plus riche dispose d’un compte bancaire. L’ouvrier touche son salaire en liquide. Le 30 du mois, il fait la queue au bureau de la comptabilité pour retirer son salaire en billets et en pièces. Il place son économie sous le matelas ou dans une boite en métal (bien caché). Il n’a nullement besoin d’une banque. Il reste maître de son argent. Il en dispose quand il veut. La vraie liberté.

 

La loi du 23 novembre 1973 maintien le paiement des salaires en liquide :

 

 

« Sous réserve des dispositions législatives imposant le paiement des salaires suivant d’autres modalités, le salaire doit être payé en monnaie métallique fiduciaire ayant cours légal, nonobstant toute stipulation contraire, à peine de nullité. »

 

Douze ans plus tard, avec la loi du 13 janvier 1985, il n’est plus possible d’obtenir le paiement de son salaire en monnaie sonnante et trébuchante.

 

« Sous réserve des dispositions législatives imposant le paiement des salaires sous une forme déterminée, le salaire doit être payé en monnaie métallique ou fiduciaire ayant cours légal ou par chèque barré ou par virement à un compte bancaire ou postal, nonobstant toute stipulation contraire, à peine de nullité.

 

Toutefois, en dessous d’un montant mensuel fixé par décret, le salaire est payé en espèces au salarié qui le demande.

 

Au-delà d’un montant mensuel fixé par décret, le salaire est payé par chèque barré ou par virement à un compte bancaire ou postal. »

 

 

En résumé, au-delà d’un certain seuil, le salaire est obligatoirement versé par virement bancaire ou par chèque barré. En 2016, il est fixé à 1 500 euros. Mais la loi précise, que pour les salaires inférieurs au seuil, le paiement peut se faire en liquide, uniquement à la demande du salarié. Cela ne se fait pratiquement plus. Soit le salarié ne connaît pas cette loi, soit le chef d’entreprise refuse catégoriquement. Le salarié n’insiste pas, ayant peur de perdre son emploi. Le patron ne veut plus s’embêter avec de l’argent liquide dans ses locaux, ayant peur de se faire cambrioler.

 

L

a conséquence de la loi de 1985, impose aux Français d’ouvrir obligatoirement un compte auprès d’une banque. Cela amena des millions de personnes vers les établissements bancaire. Une manne financière considérable pour les banques et la perte du contrôle de leur argent par les citoyens. La loi est d’une importance considérable pour les Français, cela ne fut pas assez noté à l’époque.

 

Peu de temps auparavant, on vit l’apparition de la carte bleue. Créée en 1967, elle servait uniquement au paiement. Puis en 1979, on pouvait retirer de l’argent liquide au distributeur. La carte bancaire est distribuée à chaque Français, les distributeurs d’argent fleurissent dans chaque ville, chaque village.

 

E

n 1997, on voit apparaître les cartes de paiement sans contact. Désormais plus besoin de taper son code confidentiel. On approche la carte du terminal de paiement dans le magasin et la somme est débité de votre compte bancaire.

Pendant ce temps-là, une législation se développe tendant à limiter l’usage de l’argent liquide. Toutes une série de lois et de décrets interdisent le paiement en espèces, au-dessus d’une certaine somme qui se réduit d’année en année.

 

Loi du 8 juin 1977 :

 

 

« Doivent être opérés soit par chèques barrés, soit par virement en banque ou à un compte courant postal :

1° Les règlements effectués en paiement de loyers, transports, services, fournitures, travaux, ou afférents à des acquisitions, sous quelque forme que ce soit, d’immeubles ou d’objets mobiliers, lorsqu’ils dépassent la somme de 1000 francs ou ont pour objet le paiement par fractions d’une dette globale supérieure à ce chiffre. »

 

 

1 000 francs, en 1977, cela représentait une belle somme.

 

Le décret du 24 juin 2015 fixe le seuil à 1 000 euros.

 

Un règlement de l’Union européenne interdit de faire un paiement en monnaie métallique de plus de cinquante pièces.

 

Tout est fait pour limiter l’usage de l’argent et favoriser l’utilisation de la carte bleue.

 

Progressivement, nous allons vers la disparition des billets et des pièces[3]. Comme le dit l’auteur de l’Apocalypse, très bientôt, plus personne ne pourra acheter ou vendre sans avoir de compte en banque et une carte bleue. L’enfer est à nos portes.

 

La marque de la bête, est-elle le numéro de compte bancaire et de carte bleue ?

Cette évolution permet de rendre les hommes entièrement esclaves de leur banque.

 

 

Section 3 : Le nombre de la bête : 666.

 

« Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Apocalypse, XIII : 16-17).

 

 

Continuons l’analyse avec le passage suivant. Il parle du nombre de la bête. Ce texte à fait couler beaucoup d’encre.

 

 

« C’est ici la sagesse ! Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et ce nombre est six cent soixante-six. » (Apocalypse, XIII : 18)

 

 

Le nombre de la bête est 666.

On nous a expliqué que c’était le nom de Néron ou d’Hitler encodé selon les règles de la numérologie juive. Il n’est pas besoin de chercher aussi loin une explication plausible.

 

Selon moi, il faut lire le livre de Pierre Jovanovic, « 666 ». La solution gravite autour du monde de la banque et des médias.

 

Le premier ordinateur grand public fut créé par Steve Jobs. L’Apple I portait sur lui le chiffre de la bête. En 1976, il était vendu au prix de 666,66 dollars. Une référence explicite et volontaire à la bête de la terre.

 

 

 
Figure 63 : Publicité Apple en 1976.

 

Mieux que ça, le logo de l’entreprise Apple était à l’origine une simple pomme, mais Steve Jobs est intervenu lui-même pour le faire modifier. Il substitua la pomme entière par une pomme croquée. Celle du jardin d’Eden que mange Eve. Elle fut offerte par le serpent alors que Dieu avait interdit aux deux premiers hommes de goûter ce fruit.

Une affiche des années quatre-vingt montre que la référence est explicite et volontaire. On voit même le serpent derrière Adam.

 

 

 
Figure 64 : Publicité Apple.

 

L’informatique comme outil du diable. Etonnante révélation.

 

Elle permet aux banques de contrôler leurs clients, de brasser des sommes considérables de manière quasi-automatique. Elle a fait exploser les activités boursières avec des programmes qui sont capables de donner des ordres d’achat ou de vente en quelques secondes par des algorithmes.

 

J’ai connu les banques avec une pléthore de guichet où l’on pouvait retirer ou déposer de l’argent, mettre des chèques sur son compte. Derrière chaque guichet, il y avait un employé.

 

Au tournant du millénaire, aux environs de l’an 2000, on a vu apparaître des machines automatiques capables d’encaisser l’argent liquide ou les chèques. Elle vous imprime les RIB et les relevés de compte.

 

Conséquences, on a supprimé progressivement les guichets et les emplois qui vont avec. Maintenant, un seul employé gère toute une agence. Toutes les tâches sont réalisées par l’ordinateur, l’agent bancaire n’est là que pour répondre aux questions. Peut-être qu’un jour, il n’y aura plus aucune présence humaine dans les agences bancaires. Tout sera automatisé jusqu’à l’excès.

 

Une chose m’a toujours étonné, moins les banques ont d’employé, plus nous faisons le travail à leur place et plus les frais bancaires s’envolent. C’est le monde à l’envers. On doit payer pour faire des tâches que les banquiers réalisaient eux même il y a dix ou quinze ans auparavant. La chose a de quoi surprendre. Aucun citoyen ne se révolte contre ce fait. Les banques ne sont pas prises d’assaut par les foules en colère. Sans doute, car nous sommes tous devenus les esclaves de nos banquiers.

 

Nous devons cette funeste évolution à l’apparition de la micro-informatique.

 

La prochaine étape, c’est la gestion des comptes via internet et les applications sur smartphone. C’est la promesse de la disparition des agences bancaires qui se dématérialiseront, comme l’argent. Tout sera entre les mains de l’ordinateur. Plus de pièces, plus de billets, pus de banquier à engueuler. Le règne de la bête sera absolu. Le processus est en cours.

 

L’informatique est un outil très dangereux lorsqu’il est mis au service de l’Etat. Elle permet une surveillance totale de la vie privée des citoyens. On le voit avec le système d’espionnage américain échelon. Ils interceptent toutes les communications privées et publics avec l’aide d’un réseau de puissants ordinateurs. Ils trient les communications en fonction de mots-clés.

 

L’ordinateur permet l’instauration d’un véritable état totalitaire comme n’aurait jamais pu en rêver Adolf Hitler.

 

Comme le souligne avec pertinence Pierre Jovanovic, le chiffre 666 est cité une seule fois dans la Bible.

 

 

« La reine de Saba, ayant appris la renommée de Salomon, au nom de Yahvé, vint pour l’éprouver par des énigmes. Elle vint à Jérusalem avec un équipage très considérable, des chameaux portant des aromates, de l’or en très grande quantité, et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon, et elle lui dit tout ce qu’elle avait dans le cœur.

 

Salomon répondit à toutes ses questions : il n’y eut rien qui restât caché au roi, sans qu’il pût répondre. Quand la reine de Saba eut vu toute la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie, et les mets de sa table, et les appartements de ses serviteurs, et les chambres et les vêtements de ses domestiques, ses échansons, et l’escalier par où il montait dans la maison de Yahvé, elle fut hors d’elle-même, et elle dit au roi : « C’était donc vrai ce que j’ai appris dans mon pays de ce qui te concerne et de ta sagesse ! Je n’en croyais pas le récit avant d’être venue et d’avoir vu de mes yeux, et voici qu’on ne m’en avait pas dit la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence ce que la renommée m’avait fait connaître. Heureux tes gens, heureux tes serviteurs, qui sont continuellement devant toi, qui entendent ta sagesse ! Béni soit Yahvé, ton Dieu, qui s’est complu en toi et t’a placé sur le trône d’Israël ! C’est parce que Yahvé aime à jamais Israël, qu’il t’a établi roi pour que tu fasses droit et justice.

Elle donna au roi cent vingt talents d’or, une grande quantité d’aromates et des pierres précieuses. Il ne vint plus jamais autant d’aromates que la reine de Saba en donna au roi Salomon. Les vaisseaux de Hiram, qui apportaient de l’or d’Ophir, amenèrent aussi d’Ophir une très grande quantité de bois de santal et des pierres précieuses. Le roi fit avec le bois de santal des balustrades pour la maison de Yahvé et pour la maison du roi, et des harpes et des lyres pour les chantres. Il ne vint plus de ce bois de santal, et on n’en a plus vu jusqu’à ce jour. Le roi Salomon donna à la reine de Saba tout ce qu’elle désira, ce qu’elle demanda, sans parler des présents, en rapport avec la puissance d’un roi tel que Salomon.

Puis elle s’en retourna et alla dans son pays, elle et ses serviteurs. Le poids de l’or qui arrivait à Salomon en une année était de six cent soixante-six talents d’or, outre ce qu’il recevait des marchands ambulants et du trafic des négociants, de tous les rois d’Arabie et des gouverneurs du pays. (…) Le roi Salomon fut plus grand que tous les rois de la terre par les richesses et par la sagesse. » (1 Rois X : 1-15 ; 23).

 

 

L’or que rapporte chaque année la gestion du Royaume de Salomon était de six cent soixante-six talents d’or. Exactement, le chiffre de la bête.

Pour l’Apocalypse, six cent soixante-six est un nombre d’hommes. Ce n’est pas le chiffre d’une institution ou même de Satan, mais celui d’un homme. C’est celui de Salomon et de sa richesse.

 

 

Section 4 : L’instauration de la dictature bancaire.

 

La bête argent ne tente pas seulement de contrôler la vie des individus, elle fait pareil avec les états. En France, sous la présidence de George Pompidou, la loi Rothschild[4] est votée. Elle interdit à l’Etat d’emprunter de l’argent à la Banque de France. Désormais en cas de déficit budgétaire, le gouvernement doit obligatoirement passer par les banques privées, avec taux d’intérêt. Avant 1973, il n’y aurait eu aucun intérêt avec la Banque de France.

 

C’est à partir de cette date que la dette (dont on nous rabat les oreilles à longueur d’année) s’envole pour atteindre des chiffres abyssaux.

 

La loi votée en 1973 est due à l’influence plus ou moins secrète de la famille Rothschild. George Pompidou, durant la traversée du désert du général de Gaulle, s’était reconverti dans le monde des affaires. Entre 1954 et 1958, il occupa un haut poste de direction dans la banque Rothschild.

 

 

 
Figure 65 : la dette de la France de 1979 à 2014.

 

La France étant redevable de somme d’argent considérable à des banques privées, elle se trouve soumise aux volontés de celle-ci. C’est une forme d’esclavage économique. C’est ainsi que nous sommes entrées dans une dictature bancaire.

 

D

ictature, car l’état a besoin des banques pour emprunter de l’argent. Les banques imposent leurs volontés à l’état car celui-ci, est redevable de sommes considérables. La moindre volonté d’indépendance pourrait entraîner une faillite de la France.

C’est pour cela que l’état impose loi près loi, décret après décret une mainmise des banques sur les citoyens, dans un processus que nous avons vu auparavant.

 

Soumission de l’état aux banques, soumission des citoyens aux banques.

 

L’Etat comme les banques peuvent décider de tuer socialement une personne qui refuserait de se soumettre à la dictature. Tout une batterie de procédure existent. J’en sais quelques choses. La coopération entre l’Etat et les banques est étonnante.

L’Etat comme les banques s’arrogent le droit exorbitant de se servir sur le compte des citoyens, sans que celui-ci ne puisse s’y opposer.

 

N’avez-vous jamais remarqué que votre banquier refuse de payer votre facture de téléphone ou d’internet, mais ne se gêne pas pour prendre immédiatement des frais bancaires. La chose m’a toujours étonné. Incapable de trouver vingt euros pour payer la facture portable, car il ne souhaite pas vous accorder de découvert, mais capable de mettre celui-ci à découvert pour prendre huit euros de frais bancaires. Vous voyez ce que je veux dire. On a tous connu ce genre de situation.

 

De timides lois sont votées pour calmer la colère populaire contre les banquiers. Des lois inefficaces et jamais vraiment appliquées. On plafonne les frais bancaires à quatre-vingts euros par mois (mais uniquement ceux qui concernent le dépassement de découvert), on envoie aux clients un relevé des frais bancaires chaque mois et on oblige la banque à informer l’usager de la somme prélevé quatorze jours avant la ponction sur le compte. Dans la pratique, il est toujours quasi impossible de s’y opposer, sauf à saisir la justice pour des sommes dérisoires. Une justice souvent favorable aux banques, lorsque le courageux ose aller jusqu’au bout.

 

L’état ne se gêne pas pour bloquer ou saisir l’argent sur le compte des particuliers ou des entreprises. Un simple rond de cuir du service des impôts peut prendre cette décision. Cela se passe en toute simplicité. Le fonctionnaire, petit Goebbels en puissance, signe une lettre demandant le blocage du compte bancaire. Aucune lettre recommandée a l’intéressé au préalable, aucune demande à un huissier ou à la justice. Non, non, une simple demande adressée à la banque et l’argent est bloquée immédiatement. On se croirait dans le fabuleux film de Terry Gilliam « Brazil ».

Cela s’appelle l’Avis à Tiers Détenteur. Pour les intimes ATD. A la vérité, la procédure existe depuis 1955[5], mais il n’autorisait pas l’Etat saisir le contenu d’un compte bancaire.

C’est François Mitterrand et son gouvernement de gauche (et oui déjà) qui vota cette loi inique dont je vous livre l’article L.262 du Livres des procédures fiscales (version 31 décembre 1981[6]) :

 

 

« Les dépositaires, détenteurs ou débiteurs de sommes appartenant ou devant revenir aux redevables d’impôts, de pénalités et de frais accessoires dont le recouvrement est garanti par le privilège du Trésor sont tenus, sur la demande qui leur en est faite sous forme d’avis à tiers détenteur notifié par le comptable chargé du recouvrement, de verser, au lieu et place des redevables, les fonds qu’ils détiennent ou qu’ils doivent, à concurrence des impositions dues par ces redevables. »

 

 

Merci à cette gauche toujours si proche du peuple. Cela ne concernait que le recouvrement de l’impôt. Le reste allait suivre.

En 2004, une nouvelle procédure va être adoptée lors du vote de la loi de finance : l’opposition administrative pour les amendes et condamnations judiciaire.

L’article 128 de la loi n°2004-1485 du 30 décembre 2004 portant loi de finance rectificative crée l’opposition administrative :

 

 

« I. Lorsque le comptable du Trésor public est autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires à procéder au recouvrement forcé d’une créance ou d’une condamnation pécuniaire, il peut, préalablement à la mise en œuvre de toute procédure coercitive, demander à un huissier de justice d’obtenir du débiteur ou du condamné qu’il s’acquitte entre ses mains du montant de sa dette ou de sa condamnation pécuniaire.

II.-Le recouvrement par le Trésor public des amendes et condamnations pécuniaires peut être assuré par voie d’opposition administrative adressée aux personnes physiques ou morales qui détiennent des fonds pour le compte du redevable, qui ont une dette envers lui ou qui lui versent une rémunération.

  1. Le Trésor public notifie cette opposition administrative au redevable en même temps qu’elle est adressée au tiers détenteur.

(…)

  1. Les contestations relatives à l’opposition administrative doivent être adressées à l’administration dont dépend le comptable qui a exercé cette poursuite.»

 

La loi permet au comptable du trésor de faire intervenir un huissier au préalable, mais ce n’est pas obligatoire. Autant dire que ça n’arrive jamais.

 

La saisie sur le compte est réalisée par l’envoi d’une lettre simple (même pas recommandé). Le recours contre la décision doit se porter devant l’administration (on croit rêver).

Les millions de français victimes de ce genre de procédure peuvent en attester (et j’en fait partie).

 

On comprend mieux pourquoi l’Etat, complice des banques, tient tellement à ce que chaque Français dispose d’un compte bancaire.

 

La dictature bancaire s’abat sur les Français avec l’aide de la justice. Une justice qui ne remplit plus son rôle constitutionnel de « gardienne des libertés publiques »[7].

L’affaire de la Société général, de 2008, en est un exemple parfait.

 

Le jeune trader Jérôme Kerviel est accusé par la Société Général d’avoir fait perdre quatre milliards et quatre-vingt-deux millions d’euros en raison de l’achat inconsidéré d’action pour cinquante milliards d’euros, soit une somme supérieure aux fonds propre de la banque. L’établissement bancaire explique (sans rigoler) que le trader aurait caché à ses supérieurs ses mouvements en bourse.

 

Les foudres de la justice vont s’abattre sur lui.

 

Au pénal, il est condamné à cinq ans[8] de prison, dont trois fermes. Il doit également payer quatre milliards neuf cent million de dommage et intérêt à la Société générale[9]. C’est le jugement de première instance du Tribunal correctionnel de Paris, le 5 octobre 2010.

Je vous livre un passage, croustillant, de la décision du tribunal correctionnel. Un moment d’anthologie dont seul la justice française est capable.

 

 
Figure 66 : Décision du Tribunal correctionnel de Paris, 5 octobre 2010, page 63.

 

Ce genre rhétorique montre que le tribunal censé être neutre et respectueux du principe de présomption d’innocence, n’entend accepter qu’une seule chose : la reconnaissance de la culpabilité de celui qui comparaît devant lui. Aucune possibilité de clamer son innocence ou de se défendre à arme égale. Il faut avouer absolument. Vous savez, comme dans Le procès de Kafka. Le malheureux monsieur K. est condamné à mort, car il refuse de reconnaître sa culpabilité.

 

Le jugement sera confirmé en appel et en cassation, sauf en ce qui concerne la condamnation au versement de dommage et intérêt à la Société Général.

 

Quelques mois plus tard, éclate un coup de théâtre révélé par Médiapart.

 

Dans un article du 17 janvier 2016, le journal électronique communique un enregistrement sonore entre une ancienne procureure du tribunal de Paris, Chantal de Leiris et une policière. Dans l’enregistrement, elle révèle que la société générale savait concernant les agissements de Kerviel. Mais surtout, elle explique que l’enquête a été manipulée par la banque. Un aveu de la collusion (que tout le monde avait deviné) entre le monde des banques et la justice.

 

L’affaire Kerviel fut médiatisée grâce à d’importants relais médiatico-politique, mais combien de victime anonyme de la dictature bancaire.

 

[1] Le premier Code noir fut adopté par Jean-Baptiste Colbert en mars 1685 sous Louis XIV. Un deuxième code noir est rédigé sous Louis XV, en mars 1724.

 

[2] Jean-Baptiste Waldner, Nano-informatique et Intelligence Ambiante – Inventer l’Ordinateur du XXIème Siècle, Hermes Science, Londres, ‎ 2007, p. 251.

 

[3]http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/02/vers-la-disparition-de-l-argent-liquide_4875004_3232.html

 

[4] La loi no 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France

.

 

[

5] Décret n°55-470 du 30 avril 1955.

 

[6] Loi n°81-1179 du 31 décembre 1981.

 

[7] Article 66 de la Constitution de la Cinquième République.

 

[8] Il encourait cinq ans de prison. Il a donc été condamné au maximum de la peine encourue. Fait sans précédent pour un primo-délinquant.

 

[9] Il a été reconnu coupable de la totalité des pertes de la banque. C’est la plus grosse condamnation à des dommages et intérêts de l’histoire de la justice française.

 

Plus loin, j’ose m’attaquer au Crédit Mutuel, établissement bancaire qui rachète des journaux. C’est la jonction entre les deux éléments de la bête de la terre regroupés dans une seule et même entreprise.

 

Chapitre 8 : La bête média.

 

 

Enfin, après ce long développement sur la bête argent, je vous propose d’étudier la deuxième corne, celle des médias dans une analyse tout aussi complète. Ce point me semble particulièrement important.

 

 

(…)

 

Section 2 : Les campagnes de presses.

 

 

« Elle opérait aussi de grands prodiges, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes, et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, persuadant les habitants de la terre de dresser une image à la bête qui porte la blessure de l’épée et qui a repris vie. Et il lui fut donné d’animer l’image de ta bête, de façon à la faire parler et à faire tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. » (Apocalypse, XIII : 13-15).

 

 

Comment les médias sont-ils utilisés par la bête de la terre pour dominer le monde. Deux modes d’actions sont développés par elle, selon l’Apocalypse.

 

Les campagnes de presse contre ceux qui conteste sa puissance est le premier mode d’action. L’Apocalypse nous dit pudiquement qu’elle fait « tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête ».

 

Carrément.

 

Et oui, une campagne de presse menée par les chaînes de télévision d’information continue peuvent tuer socialement une personne. La mort sociale est beaucoup plus redoutable que la mort physique. Elle discrédite un individu auprès du grand public, alors que l’assassinat ou la condamnation à mort créée des mythes et des martyres.

 

Au début du XXe siècle, les industriels et les banquiers décidèrent de prendre le contrôle des journaux. Des liens de plus en plus étroits s’établirent entre le monde de la presse et l’argent.

 

Il y a des pressions aux chantages sur les rédactions et les journalistes. Voici quelques exemples pour illustrer mon propos.

 

En 1920, éclata le scandale des emprunts russes. Dès 1880, le gouvernement tsariste souhaite obtenir le financement du développement économique de la Russie par les citoyens français. Le tsar met en place une véritable campagne dans la presse française pour obtenir l’achat de bon d’emprunt auprès du public. L’enquête montrera qu’ils distribueront six millions de francs (environ vingt-trois millions d’euros de 2005) à la presse parisienne pour assurer la promotion du placement. Les journaux concernés sont, la Lanterne, le Rappel, la France ou le Radical. Cette affaire portera gravement atteinte à l’image des journalistes dans la population. Le premier scandale d’une longue série.

 

La deuxième affaire, entre parfaitement dans la description de l’Apocalypse, c’est celle qui mit en cause Marthe Hanau, mariée à un homme d’affaires juif. Nous sommes encore dans les contrecoups de l’affaire Dreyfus. Marthe Hanau fonda un journal financier, la Gazette du franc. Son journal acquit une grande réputation. Mais, elle fut au centre d’un scandale politico-médiatique retentissant, en 1928. Ce sont les investigations d’une banque rivale, qui révéla que les conseils donnés par la Gazette du Franc s’appuyaient sur des activités fictives, de fausses rumeurs obtenues en soudoyant des hommes politiques. Marthe Hanau est arrêtée le 4 décembre 1928 puis incarcérée. En 1934, elle est condamnée à trois ans de prison ferme. Elle se suicida l’année suivante.

 

Le comité des forges (ancêtre du MEDEF) rachète les journaux[1] en entrant dans leur capital afin de mieux contrôler les journalistes.

 

L

’industriel Raymond Patenôtre, crée un groupe de presse, l’omnium républicain, qui regroupe de nombreux journaux de province : le petit Niçois, le petit Var, la Sarthe, le petit Havrais, la Gazette de Seine-et-Marne, l’Express de l’Est, Lyon républicain, dont les titres phares sont « le petit journal » (jusqu’en 1934), l’auto et Marianne. Il fera la promotion de la carrière politique de Pierre Laval. Le groupe sombrera de manière évidente dans la collaboration avec l’occupant nazi. Ses dirigeants seront fusillés à la libération.

En 1931, un consortium composé de l’industriel Wendel et du banquier Rothschild rachète le journal le Temps. C’est le fleuron de la presse française, une acquisition hors pair.

 

Le groupe Havas qui comprend de nombreux banquiers (Paribas) et des industriels rachètent plusieurs journaux dont le plus connu et le plus influent est Le Petit journal.

 

Pour lutter contre la mainmise des banquiers et des industriels sur le monde de la presse, le gouvernement du Front populaire de Léon Blum tente de briser les grands groupes de presse, en vain. Il devra faire face à l’opposition du Sénat.

 

Tout ce joli monde, industriel, banquier et leurs journaux basculeront allègrement dans la collaboration avec les Allemands et le Maréchal Pétain. Soumission à la puissance d’argent ou soumission à la puissance militaire, la volonté de se mettre à genoux est la même.

 

La résistance organise la création et la diffusion de journaux clandestins, pour lutter contre eux.

 

A la libération, le Conseil national de la résistance organise l’épuration des médias ayant collaboré avec l’ennemi. Plusieurs ordonnances et décrets sont adoptés en 1944. Les locaux et le matériel des journaux de collaborations sont saisis et transférés à la presse de la résistance. Les bâtiments et le personnel du Temps sont transférés au Monde, le Parisien libéré occupa ceux du Petit parisien (il tirait deux millions d’exemplaires avant-guerre)[2].

 

Une ordonnance du 26 août 1944 vise à empêcher le retour des industriels et des banquiers dans le monde de la presse, accusé d’être responsable de la défaite de 1940. Elle limite les concentrations (plusieurs journaux réunis sous l’égide d’un même propriétaire). Il est interdit de posséder plus d’un journal. Il est prohibé pour un industriel ou à un banquier de contrôler un journal tirant a plus de 10 000 pièces par numéro. On voulait à tous pris éviter les errements des années trente.

 

Le 26 novembre 1986, le gouvernement de Jacques Chirac fit abroger l’ordonnance. Ce fut une des pires erreurs politiques de l’histoire. Elle permit au monde de la finance et de l’industrie de prendre de nouveau le contrôle des médias. Les mêmes causes reproduisent les mêmes effets, la société française fonce sans aucun doute vers une nouvelle catastrophe pire que celle de 1940. Nous n’avons pas retenu les leçons de nos grands-parents résistants.

 

Trente ans plus tard, d’énorme groupe de presse se sont formés sous la tutelle interventionniste de millionnaires.

 

Pour la télévision, voici les principaux groupes :

 

o   Le groupe Bouygues : c’est un industriel qui dirige une entreprise de travaux publics, un réseau de téléphonie et d’accès à internet. Dans les médias, il contrôle TF1, TMC, NT1, HD1 et LCI.

 

o   Le groupe Bolloré : un entrepreneur dans la logistique et le transport. Il dirige plusieurs médias dont les chaînes Canal +, C8, CStar, Planète + et surtout Itélé.

 

o   Le groupe Altice (présidé par Patrick Drahi) : c’est un groupe travaillant dans la communication, le câble et la téléphonie (SFR). Il contrôle BFM, Numéro 23 et RMC découverte. Dans la presse écrite, il détient le quotidien Libération.

 

Chacun de ces groupes dispose d’une chaîne d’information continue : Bouygues (LCI), Bolloré (Itélé) et Drahi (BFM). C’est une arme de guerre terrible aux services de leurs intérêts.

 

Pour la presse écrite, il existe également plusieurs cas de figure de collusion entre groupes d’intérêts capitalistes et propriété de quotidiens :

 

o   LVMH (François Pinault) : un groupe travaillant dans le luxe, la distribution et les biens culturels. Il est propriétaire de deux journaux : Le Parisien libéré et les échos.

 

o   Groupe Dassault (Serge Dassault) : travail dans l’armement et dispose du titre de presse Le Figaro.

 

o   Le Monde est détenu par les millionnaires Pierre Bergé, Xaxier Pigasse (banquier) et Xavier Niel (opérateur mobile et internet Free).

 

o   Groupe EBRA (contrôlé par la banque Crédit Mutuel) : il détient plusieurs titres de la presse locale, l’Est Républicain, l’Alsace, le Bien Public, le Dauphiné libéré, les Dernières Nouvelles d’Alsace, le Journal de Saône-et-Loire, Le progrès, le Républicain lorrain et Vosges Matin.

 

 

 
Figure 79 : les journaux du groupe EBRA détenu par le Crédit Mutuel.

 

Tous ses journaux, ses télés sont concentrées entre les mains de quelques personnes issues du monde des affaires et de l’argent. Il est simple pour eux ensuite de faire la promotion de leurs amies et de détruire ceux qui s’opposent à eux dans de féroces campagnes de presse.

C’est le cas de l’humoriste Dieudonné, de l’essayiste Alain Soral ou du journaliste Eric Zemmour. Sans parler du fonds de leur propos auquel je ne pourrais souscrire dans leur intégralité, il est incontestable que leurs dénigrements systématiques relèvent de la description de l’Apocalypse sur la bête média. Les campagnes de presse visent surtout ceux qui refusent d’adorer la bête.

Je n’en dirais pas plus. Le sujet est trop vaste et les exemples auxquels je viens de faire référence mériteraient des développements trop vastes, en raison de leur complexité.

[1] Claude Bellanger, Histoire générale de la presse française, Tome III 1871-1940, PUF, 1972.

[2] Ivan Chupin, Nicolas Hubé, Nicolas Kaciaf, Histoire politique et économique des médias en France, La découverte, Collection repère, p. 58-59.

.

 

 

Le groupe Crédit Mutuel à racheté en 1998 le CIC pour former un groupe bancaire à volonté hégémonique.

 

http://www.la-croix.com/Archives/1998-04-16/Le-rachat-du-CIC-par-le-Credit-mutuel-lance-la-restructuration-bancaire-_NP_-1998-04-16-456606

 

Attaquer le Crédit Mutuel, c’est attaquer le CIC.

Voilà pourquoi mon livre provoqua la colère de mon directeur d’agence et la clôture de mon compte.

Rappelez-vous la censure d’un documentaire contre le Crédit Mutuel sur canal + en septembre 2015.

 

http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2015/09/28/ce-que-contient-le-documentaire-sur-le-credit-mutuel-censure-par-vincent-bollore_4774558_1655027.html

 

Une banque qui aime la liberté d’expression.

 

Voici la lettre qui m’annonce la clôture de mon compte bancaire, reçut par lettre recommandée.

 

 

La conduite “discourtoise” dont il s’agit concerne une demande appuyée de remboursement de 600 euros de frais bancaire abusif perçu par le CIC sur mon compte bancaire.

 

 

On me propose le remboursement de 19, 96 € et de 41, 06 € de remboursement.

 

 

Puis le lendemain, pris de panique, on me rembourse 600 €, mais en me clôturant mon compte bancaire. Voilà les propos “discourtois” dont il s’agit.

Cerise sur le gâteau, voici le genre de lettre dont mon gestionnaire me gratifiait, à la suite de la publication de mon livre. Je vous laisse savourer ce bijou bancaire.

 

 

 

Enfin, vous noterez, que la lettre de clôture du compte indique comme motif “votre conduite discourtoise vis-vis de notre personnel, notamment dans vos échanges par courriel”.

“Notamment”, concerne mon livre. Apparemment, le personnel du CIC n’a pas aimé que je dise qu’ils travaillaient pour le diable. Le texte de l’Apocalypse est pourtant très clair sur ce sujet.

 

Depuis 2 semaines, tous les après-midi pendant 2 h, je me présente devant les locaux du siège du CIC rue Le Corbusier pour obtenir l’annulation de la clôture de mon compte bancaire et des dommages et intérêts. Ces derniers jours, les costards cravates du CIC se sont montrés très agressifs a mon encontre et ont appelé la police à plusieurs reprisent.
J’ai besoin de votre aide et de votre soutien. Je vous invite à écrire des mails aux CIC pour demander que justice soit fait.
Il faut lutter contre la dictature bancaire et la censure.

—————————————————————

Pour soutenir le site

 
Depuis 2015, le site Astrologie mondiale est gratuit et ne demande pas d’argent à ses lecteurs. Malheureusement, il y a néanmoins des frais divers et variés en plus de la quantité de temps que demande la rédaction des articles.
V
ous pouvez simplement faire un don sur Tipeee pour contribuer au financement de mon travail.

Vous pouvez également acheter un livre dans la librairie en ligne.
Merci d’avance à tous de votre soutien !

4 commentaires

  • sophie

    Contactez moi en mp, il y a des solutions bancaires autres…
    sophia des univers face book

  • Bonsoir,….si je puis me permettre de répondre à votre post. La Banque de France détermine une banque pour ouvrir un compte à un particulier dans le cas précis où l’ouverture d’un compte est refusé pour causes de défauts de paiements, d’émission répétée de chèque sans provision, de rejets des prélèvement de crédits pour la même cause. Ce genre de compte ne donne en principe aucun droit de posséder un chéquier, sinon une carte de retrait limitée. Je ne prend la défense ni de l’un ni de l’autre mais me réfère aux lois en vigueur, étant employé de banque présentement en retraite. Non, les banquiers ne sont absolument pas des petits diables manipulés par l’anté-christ, mais de simples employés qui font le travail qui leur est demandé, dans les règles de l’art et en toute honnêteté. Vous parlez du service mobile. Je suppose que vous avez signé un contrat. S’il y a manquement de quelque chose, il vous faut faire la démarche d’aller voir un conseiller. Ce qu’il semble que vous ayez fait…..mais peut être pas dans une attitude positive. Je ne pense pas que vous serez mangé à la broche, ce sont des êtres humains normalement constitués avec un coeur et des tripes. Mais, derrière, ils ont des patrons qui demandent des comptes et des résultats. S’ils ne font pas leur boulot ils se retrouvent à la rue ou bien aux archives. Vous parlez de votre travail. A mon avis, sans vous juger nullement, je pense qu’ils ignorent le travail que vous faite, et ne regardent uniquement que les chiffres, et les comptes. Personne dans la banque ne cherche à nuire à un client quel qu’il soit. Par contre il est demandé au client de respecter certaines règles: ne jamais laisser son compte en dépassement sans, au préalable, avoir l’aval par écrit et signé par le conseiller. Pour les frais bancaire, j’en conviens, ils sont onéreux. Mais il convient de savoir que, dès que le compte passe au débit, cela est l’équivalent d’un crédit et, qui plus est, sans l’avoir demandé puisque le banquier se trouve devant le fait accompli. Certaines banques réprimandes fortement un employé qui laisse passé un compte débiteur! En outre…en outre, il faut savoir que le débit en compte équivaut au taux d’usure, c’est à dire, le maximum (entre 15 et 20%); c’est aussi en quelque sorte une manière de mettre les mauvais payeurs à l’amende comme pour les excès de vitesse en voiture. Pour conclure, la banque a ses règles, tout comme la circulation routière. La banque gère l’argent , c’est son boulot. Le reste elle s’en moque. Mais il faut en respecter les règles… à défaut, il reste le frigo au fond du jardin. Pour la petite histoire, la banque est un ensemble de toutes sortes d’individus. …..des gens de gauches, de droite, du centre, même des anarchos, des poètes, des écrivains, des peintres, des sculpteurs, de véritables artistes quoi, des hommes et des femmes ayant une famille, des enfants, une vie normale, saine, et qui se lèvent tous les matins pour faire, quelque fois, un boulot qu’ils n’aiment pas vraiment. Et, en outre, supporter les humeurs parfois assassinent des uns (clients) et des autres (patrons)
    Ceci dit en toute cordialité bien entendu

    • Chaulveron

      Bonjour, vous êtes à la retraite depuis longtemps ?

      Car à la lecture de votre mail, vous semblez décrire un monde bancaire qui n’existe plus.
      Aujourd’hui, des millions de gens n’ont plus accès au compte bancaire, car il ne gagne pas assez d’argent pour les banquiers. Ceux qui sont au courant des lois saisissent la Banque de France pour faire désigner un établissement bancaire et les autres se débrouille pour toucher leur RSA avec des amis…

      Je pense que les banquiers sont l’incarnation du diable et de la bête, comme l’indique l’apocalypse… Quant aux petits personnels, si j’en juge par le comportement de celui du CIC à mon encontre, je le met dans le même sac que les directeurs et autres cadres. Des gens immondes, méprisants, violant ouvertement les lois censées protéger les simples citoyens… Un guichetier m dit que j’étais une “prostituée” lorsque je faisais un sit in de protestation devant son agence, car selon lui, je me trouvait sur le trottoir.

      Quant aux personnels que vous décrivez, il n’existe plus guère aujourd’hui. Maintenant, une seule personne gère toute une agence et le reste est fait soit par le client lui-même, soit sur internet. En revanche, les frais bancaires… eux… explosent.

      C’est fini, le temps où l’on pouvait établir une relation de confiance avec son banquier qui vous autorisait un découvert dans les moments plus difficiles, en sachant que la personne était sérieuse et reviendrait a une meilleur santé financière.

      Je pense que la prochaine révolution se fera contre les banques et les sièges des grandes entreprises… Des foules immenses prendront d’assaut les agences bancaires et leurs sièges pour reprendre le contrôle de tous ca.

      Cordialement.

      Chaulveron.

      • deux ans ! Mais c’est vrai que je fais partie de cette génération où la banque était encore humaine, où l’on plaisantait avec le client, (parfois on allait prendre le café si ce n’est l’apéro). J’ai connu, avant de partir,les agences avec une seule personne et des GAB.. Je connais en outre certains qui y travaillent encore, jeunes ou moins jeunes, ils ne sont pas à l’image représentée dans votre post…..pas tous j’en conviens! J’ai connu aussi des petits cons nerveux imbus, et irrespectueux des collègues et des clients. Oui, j’en ai vu certains se moquer d’handicapés, faire des réflexions racistes, de valeurs, etc……mais des gens comme ça il y en a partout et dans toutes les banques. Oui dans un sens vous n’avez pas complètement tort! Il est vrai que j’étais le poète pour mes collègues!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *