La kommandantur du Nord et les autodafés du IIIe Reich.

Le jeudi 27 septembre 2018, la gestapo macronienne (la police) de Macron sur l’ordre de la kommandantur du Nord (le préfet du Nord) a procédé à l’expulsion de mon logement. Vers 9 h 30 du matin des bruits de perceuse et des grands coup de bélier, on été entendu à ma porte alors que je travaillais sur mon prochain livre.

M’attendant à une expulsion imminente, j’avais préparé sur mon téléphone pour un éventuel enregistrement sur facebook live et vk live. Mon ordinateur filmant sur facebook et mon téléphone sur vk.

Après dix longues minutes d’effort intense sur ma porte blindée avec serrure trois points, la porte a cédé à la violence policière. Ils rentrent dans mon logement. Lorsque la porte, c’est ouvert, j’ai vu plusieurs policiers en uniforme du GIPN avec cagoule et bouclier de protection. L’un d’eux pointait une arme en ma direction. Un autre policier a mis un grand coup en direction de mon téléphone pour faire cesser l’enregistrement. J’ai été menotté dans le dos et sorti de mon logement avec une grande violence (j’ai même pensé un instant que Benalla était présent sur les lieux). Pendant ce temps-là, un autre policier s’empare de mon téléphone. Une fois celui-ci entre leurs mains, ceux-ci m’ont détaché les menottes.

Sur mon téléphone, j’ai utilisé un logiciel spécial qui ne permet pas à la police d’effacer la vidéo. Celle-ci est d’ailleurs disponible sur le facebook russe vk.

En revanche, plusieurs éléments sont à noter.

En revanche durant 48 h, la préfecture a demandé a facebook de suspendre l’accès à mon compte pour que la vidéo ne soit pas en ligne et que je ne puisse pas écrire des messages. Ce qui ne fut pas le cas sur vk où la démocratie russe refuse de suspendre un compte à la demande de la dictature républicaine française.

Voilà pourquoi la vidéo n’est disponible que sur vk. Pour cette vidéo, la qualité est médiocre. Elle est saccadée, puis se coupe au bout de deux minutes. Alors que la police défonçait ma porte à coup de bélier, j’ai vu l’enregistrement vk live s’arrêter sans motif. Alors que j’appuyais de nouveau sur le bouton d’enregistrement, aucun enregistrement ne débuta. Je voyais le logiciel ramer. On m’a alors expliqué que la police avait utilisé un appareil de brouillage internet pour m’empêcher d’enregistrer la scène.

Que penser d’un état qui utilise de tels moyens contre un écrivain pour le faire taire.

 

https://vk.com/lubuway

 

Alors que j’étais dans le logement avec des intervenants du GIPN, un inspecteur accompagné d’un huissier avance vers moi. L’inspecteur me dit : “je suis franc-maçon, l’huissier (en le montrant du doigt) est un franc-maçon, nous sommes tous ici des francs-maçons”. J’ai alors compris que j’avais été victime d’un règlement de comptes de la synagogue de Satan (c’est le nom que Saint-Jean utilise dans l’Apocalypse pour parler de la secte aux trois points). J’avais osé critiqué ces gens-là dans mes livres.

La personne qui a demandé mon expulsion en justice n’est pas propriétaire du logement.

La décision de justice (si elle existe) ordonnant l’expulsion ne m’a jamais été notifié, je n’ai reçut aucun commandement de quitter les lieux sous deux mois. On a refusé de me l’a montrer lors de l’expulsion. On peut se demander si une telle décision existe vraiment. Nous sommes dans l’arbitraire le plus total digne des plus grandes dictatures du XXe siècle. Même le IIIe Reich ou la période brejnévienne de l’Union soviétique gardait un semblant de légalité et ne privait pas de son domicile un artiste.

Aucun inventaire de mes biens n’a été fait par l’huissier, aucun acte d’expulsion ne m’a été notifié, aucune adresse du garde meuble où mes objets ont été transporté ne ma été donné, malgré mes demandes, je ne connait pas l’identité de l’huissier. Aucune loi n’a été respectée dans cette affaire. L’important était de me transformer en SDF sans aucune trace écrite pour éviter le scandale et la diffusion des documents sur internet.

 

Article L433-1
Créé par Ordonnance n°2011-1895 du 19 décembre 2011 – art.

 

 

Les meubles se trouvant sur les lieux sont remis, aux frais de la personne expulsée, en un lieu que celle-ci désigne. A défaut, ils sont laissés sur place ou entreposés en un autre lieu approprié et décrits avec précision par l’huissier de justice chargé de l’exécution avec sommation à la personne expulsée d’avoir à les retirer dans un délai fixé par voie réglementaire.

 

On m’a laissé cinq minutes pour prendre mes affaires et quitter les lieux. J’ai deux chats et ne m’a autorisé a prendre qu’un seul en raison du délai très court.

 

 

Le délai étant imparti. J’ai dû par la force violente et aveugle de la police abandonné un de mes compagnons à quatre pattes. Je n’arrive toujours pas à me remettre de la perte de ma chatte (dont le prénom est Adolf) que j’avais récupéré dehors il y a quatre ans.

 

 

J’ai pu prendre une valise et un sac à dos avec mon ordinateur. Puis interdiction de rentrer dans le logement. Pendant que je prenais mes affaires, les déménageurs étaient déjà à l’oeuvre dans le logement à balancé mes affaires dans des sacs-poubelles. Il avait déjà embarqué mes lunettes ou les médicaments de mes chats.

j’ai eu l’impression d’avoir en face de moi des pillards protégées par la police. Une scène comme celle-là se serait passé en Russie que l’on aurait entendue toute la presse crier à la dictature.

J’ai dormi deux nuits dehors avec mes valises et mon chat contre moi, puis deux nuits à l’hôtel et actuellement, je suis hébergé chez un ami pour pouvoir continuer d’écrire.

Déjà dans une situation similaire, ma bibliothèque de plus de 2 000 livres (acheté depuis l’âge de 14 ans) me fut volé par les services de l’Etat. Là, c’est plus de 400 livres qui m’ont été volé, dont certains me sont indispensable pour écrire mes prochains livres.

 

 

Les nazis brûlaient les livres dans des célèbres autodafés. La kommandantur du Nord vole ses livres d’un écrivain pour l’empêcher d’écrire et de nourrir sa réflexion. Je n’ai aucun doute que ceux-ci auront été jeté à la poubelle ou même brûlé. Des livres que je ne pourrais pas me racheter une troisième fois en raison de la faiblesse de mes revenus (au niveau du RSA). Priver de domicile un écrivain, c’est également l’empêcher d’écrire. Même Adolf Hitler n’était pas allé aussi loin que le petit dictateur élyséen.

 

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