L’Apocalypse de Saint-Jean et la fin des temps : La franc-maçonnerie et Satan.

Un extrait de mon livre sur l’Apocalypse de Saint-Jean et la fin des temps, volume 1 :

 

 Chapitre 2 : La préparation de l’avènement de la bête écarlate au Vatican.

La montagne en feu qui tombe dans la mer pour la transformer en sang annonce la destruction de l’Eglise catholique. Quelle forme prendra cette chute ? Décrivons là dans ses moindres détails. Le livre de Saint-Jean est très prolixe sur ce point. Le processus est long. Il sera décrit sur plusieurs chapitres.

Section 1 : L’entrée progressive du diable au Vatican.
§1 : La stratégie d’entrisme de la franc-maçonnerie.

 

La principale force démoniaque chargée de détruire l’Eglise catholique (et uniquement le rite catholique), c’est la franc-maçonnerie. C’est ce que démontre la monumentale oeuvre de monseigneur Henri Delassus. Dans son livre « La conjuration antichrétienne » il relate dans le détail les mécanismes utilisés par le diable pour arriver à ses fins.
Au départ, il y avait les corporations de maçon. Elles étaient composées d’ouvriers chargés de construire les cathédrales, les églises et les maisons. C’est la maçonnerie opérationnelle. Puis progressivement, à partir de la renaissance, se crée des loges maçonnique composé de bourgeois préférant les discussions théoriques à la pratique du métier. C’est la maçonnerie spéculative. La plus ancienne loge spéculative connue remonte à 1599, en Ecosse. C’est historiquement, la première dont nous pouvons établir, document à l’appui l’existence distincte du compagnonnage opérationnel. La tradition décrit l’existence de telles loges jusqu’à deux siècles plus tôt, sans qu’il soit possible de le prouver84.

 

 

Elles n’étaient alors qu’une multitude de clubs sélectifs tirant chacun de leurs côtés. Le 24 juin 171785 (le jour de la Saint-Jean), quatre loges londoniennes se réunissent dans une taverne, « The Gosses & Gridiron » pour fonder la première grande loge. Les autres suivront tout au long des décennies suivantes.
L’objectif de la Franc-maçonnerie est de détruire le catholicisme pour le remplacer par la république universelle.
Après l’échec de la Révolution française qui a vu la restauration monarchique en 1815 et le maintien de la papauté après l’assassinat de Pie VII. Les loges décident de changer de stratégie en adoptant une méthode plus graduée et progressive. L’objectif suprême étant de convertir le pape a leurs idées.
Citons quelques extraits du livre de Monseigneur Delassus à ce sujet :

 

« En Italie et en Espagne, ils ont gagné à leur cause une multitude d’ecclésiastiques tant réguliers que séculiers, des prélats, des évêques, et mêmes des cardinaux. Ils ne désespèrent pas d’avoir un Pape de leur parti. Ils promettent dans moins d’un siècle d’être les maîtres du monde. » (Henri Delassus, La conjuration antichrétienne, p. 230).

 

L’auteur explique que les loges souhaitent prendre le contrôle du Vatican en installant un pape de leur parti.

 

« Ce que la secte désirait, ce n’était donc point un pape franc-maçon ; ce que la Haute-Vente était chargée de lui procurer, ce n’était même point un Pape dévoué à la secte ; si elle trouvait un tel candidat au trône pontifical, elle ne devrait point travailler à l’y faire parvenir. Que voulait-elle ? Les Instructions le disent : « ce que nous devons chercher et attendre, comme les Juifs attendent le Messie, c’est un Pape selon nos besoins » (Henri Delassus, La conjuration antichrétienne, p. 232).

 

 

Ils ne veulent pas nécessairement d’un franc-maçon, mais une personne qui favorise leurs desseins.

 

« « Or, donc, pour nous assurer un Pape dans les proportions exigées ; il s’agit d’abord de lui façonner, à ce Pape, une génération digne du règne que nous rêvons. » Suivent des instructions détaillées sur les moyens à employer pour corrompre les moeurs et les idées de la jeunesse laïque et surtout de la jeunesse cléricale. « Dans quelques années, ce jeune clergé aura, par force des choses, envahi toutes les fonctions ; il sera appelé à choisir le Pontife qui doit régner, et ce Pontife, comme la plupart de ses contemporains, sera nécessairement plus ou moins imbu des principes italiens et humanitaires que nous allons commencer à mettre en circulations » » (Henri Delassus, La conjuration antichrétienne, p. 233).

 

Pour que le pape soit favorable à la maçonnerie, il faut façonner progressivement des générations de prêtres et de fidèles par la corruption des moeurs et des idées. Ensuite, ces mêmes personnes devront choisir un nouveau souverain pontife à leurs images.
Ce passage de Monseigneur Delassus est prophétique, comme la presque totalité de son livre. Le recueil fut publié en 1910 86.

 

§2 : Le satanisme de la franc-maçonnerie.

 

Monseigneur Delassus explique que la maçonnerie est une secte sataniste et luciférienne :

 

« Au-dessus des maçons et au-dessus des maîtres de l’oeuvre, y-a-t-il un ordonnateur suprême des démolitions religieuses et sociales et un architecte de l’édifice auquel elles doivent faire place, l’artiste ingénieur du Temple qui doit s’élever sur les ruines de l’Eglise ? » (Henri Delassus, La conjuration antichrétienne, p. 441).

 

Pour lui le Grand architecte des loges, c’est Satan.

 

 

« Satan désigné sous ce nom d’Etre Suprême ou de Grand architecte dans le langage plein de mensonge et d’obscurités calculées que les loges se sont fait pour cacher aux profanes leurs pensées et le but que la secte poursuit » (Henri Delassus, La conjuration antichrétienne, p. 441).

 

En quoi la Franc-maçonnerie est-elle luciférienne. Les exemples pleuvent.
Lors de son initiation, le futur frère se voit bander les yeux avant d’entrer dans la loge. Après plusieurs scènes initiatiques réalisés un foulard autour de la tête, on lui retire subitement afin qu’il soit ébloui par la lumière. Voilà un des éléments constitutifs de la pensée maçonne. Le passage des ténèbres à la lumière. Les profanes, c’est-à-dire nous, représentent les ténèbres, alors que le maçon est la lumière. Cela montre le mépris de classe sociale de ces gens-là.
Lorsque le nouvel adepte ouvre pour la première fois les yeux à l’intérieur de la loge, il voit un compas, une équerre posée sur une bible ouverte sur le prologue de Saint-Jean87. Ce sont les trois grandes lumières88.
Les trois petites lumières, ce sont les trois dirigeant de la loge, le vénérable maître et ses deux surveillants. Ils sont chargés de guider les frères dans la loge89.
Il y a donc omniprésence de la lumière dans la symbolique maçonnique.
Il ne s’agit pas de n’importe quelle lumière.
C’est celle du porteur de lumière, Lucifer. Les loges ne s’en cachent même pas. La plupart des informations que je vais exploiter maintenant concernent un article d’octobre 2010 signé par un frère anonyme qui signe de ses trois initiales. Vous pouvez trouver l’article

sur un site internet très connu dans les loges, « ledifice.net »90. C’est une mine d’or pour les chercheurs.
Lucifer est un ange tombé du ciel après avoir trahi Dieu.

 

« Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ? Comment es-tu renversé par terre, toi, le destructeur des nations ? Toi qui disais en ton coeur : ” Je monterai dans les cieux ; au-dessus des étoiles de Dieu, j’élèverai mon trône ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, dans les profondeurs du septentrion ; je monterai sur les sommets des nues, je serai semblable au Très-Haut !… ” Et te voilà descendu au schéol, dans les profondeurs de l’abîme ! » (Isaïe, XIV, 12-15).

 

Lucifer, du latin lux, lumière et ferre, porteur signifie « le porteur de lumière ». Isaïe parle d’astre brillant. On nous explique d’une mauvaise traduction du livre d’Isaïe au Moyen-âge fut responsable de l’assimilation de Lucifer et de l’astre brillant tombé du ciel, destructeur des nations. Origène et Saint-Jérôme de Stridon assimilèrent Lucifer à Satan. L’astre en question serait Nabuchodonosor.
Si on en restait là, on pourrait être convaincu. C’est faire abstraction d’autres textes dans la Bible (l’une des trois grandes lumières selon les frères).

 

Si on en restait là, on pourrait être convaincu. C’est faire abstraction d’autres textes dans la Bible (l’une des trois grandes lumières selon les frères).
Commençons par Ezéchiel :

« Ainsi, parle le Seigneur Yahvé : Tu étais le sceau de la perfection, plein de sagesse et parfait en beauté. Tu étais en Eden, dans un jardin de Dieu ; tu étais couvert de pierres précieuses, sardoine, topaze et diamant, chrysolithe, onyx et jaspe, saphir, escarboucle, émeraude et or ; tu avais à ton service des tambourins et des fifres, préparés le jour où tu fus créé. Tu étais le chérubin oint pour protéger ; je t’avais placé sur la sainte montagne de Dieu ; tu y étais ; tu marchais au milieu des pierres de feu. Tu fus parfait dans tes voies depuis le jour où tu fus créé, jusqu’à ce que l’iniquité se trouva en toi. En multipliant ton trafic, ton intérieur s’est rempli de violence, et tu as péché, et je t’ai banni de la montagne de Dieu, et je t’ai fait périr, ô chérubin protecteur, au milieu des pierres de feu. Ton coeur s’est élevé à cause de ta beauté ; tu as perverti ta sagesse par l’effet de ta splendeur. Je t’ai précipité par terre ; je t’ai donné en spectacle aux rois. A force d’iniquité, par l’injustice de ton commerce, tu as profané tes sanctuaires ; et j’ai fait sortir un feu du milieu de toi, c’est lui qui t’a dévoré ; et je t’ai réduit en cendres sur la terre, aux yeux de tous ceux qui te voyaient. Tous ceux qui te connaissaient parmi les peuples sont dans la stupeur à cause de toi ; tu es devenu un objet d’épouvante ; et pour jamais tu n’es plus. “ » (Ezéchiel, XXVIII, 12-19).

L’ange déchu était déjà présent au jardin d’Eden, contrairement à Nabuchodonosor. Il avait pris la forme d’un serpent. Le doute n’est plus permis.
Saint-Paul cite le nom de Lucifer.

« Ces gens-là sont de faux apôtres, des ouvriers astucieux, qui se déguisent en apôtres du Christ. Et ne vous en étonnez pas ; car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs oeuvres. » (2 Corinthiens, XI, 13-15).

L’ange de lumière, c’est Satan.
Laissons la parole à l’auteur de l’article « Lucifer : passage obligé vers la connaissance » :

« LUCIFER est le nom attribué au plus grand de tous les anges, le préféré de Dieu, mais ce dernier selon le mythe de la chute des anges rebelles, fut poussé par son orgueil à se rebeller contre Dieu. Premier problème, le fait de se rebeller, relève de la possession du libre-arbitre, capacité que les anges n’ont pas. »

 

La rébellion de Lucifer relèverait du libre-arbitre.

« Dieu, étant Omnipotent et Omniscient, ne pouvait que prévoir cette évolution de l’Homme, car en lui proposant l’accès à la Connaissance, il ne faisait que lui offrir la Liberté ainsi que le libre-arbitre. Un peu comme Prométhée le fera en volant le feu du Ciel et en l’offrant aux Hommes.
Ce faisant, il a permis le passage de l’Homme du statut de créature dépendante et inconsciente à celui d’individu libre d’agir avec tous les risques que cela comporte, une volonté d’oser se confronter à la Nature et à ses Lois et donc à Dieu lui-même. »

 

Lucifer serait donc le libérateur de l’homme asservi sous la volonté du dictateur Divin.

 

« La quête Luciférienne est la quête du Graal, nous sommes tous des enfants de LUCIFER, ceux qui font des efforts vers la Connaissance et la Sagesse. En loge, nous venons chercher la lumière que nous dispense « notre Lucifer », notre très Vénérable Maître, car c’est par lui que se transmet la Lumière qui ouvre nos travaux, qui nous fait passer des Ténèbres à la Lumière, du monde profane au Macrocosme, de Lucifer. »

L’auteur admet lui-même que Lucifer est au coeur des loges.
On observe avec les frères maçonniques une tentative de réhabilitation du diable. Ce qui est propre à notre époque, c’est qu’elle ne se cache même plus. On met toujours en accusation le fantastique Moyen-âge, qui serait une période de ténèbres, pour mieux mettre en valeur la Renaissance et la philosophie des lumières. La vérité historique est très différente, elle est même l’inverse de ce que l’on veut nous faire croire. J’en reparlerai à la fin du livre. Des gens d’une sagesse et d’une immense culture, comme seul le Moyen-âge a sût en produire, savait que Lucifer était une des formes du mal. Les loges et leurs idiots utiles tentent de le réhabiliter pour mieux servir sa puissance et lui permettre de prendre le pouvoir.
Cela ne s’arrête pas là. Au fur et à mesure de l’initiation du franc-maçon, il y a une inversion des symboles. Parmi les trois grandes lumières, nous avons le compas et l’équerre.
Au premier degré, l’équerre est placée sur le compas ouvert à quarante-cinq degré. Au deuxième degré, l’équerre est entrecroisée avec le compas. Enfin, au troisième degré, le compas est placé sur l’équerre. Il y a une inversion des positions selon le degré où se situe le maçon91.

On retrouve la même idée avec l’étoile à cinq branches. Dans les premiers degrés de l’initiation, elle est située dans une certaine position qui symbolise l’homme, une pointe en l’air et deux pointes en bas. La pointe en haut, c’est la tête de l’homme, alors que les deux en bas, ce sont les deux jambes. Les deux pointes sur le côté symbolisent les bras.

A partir d’un certain degré, elle s’inverse. Deux pointes en haut pour les deux cornes du diable et une pointe en bas, c’est la barbichette du diable. Les deux branches sur le côté symbolisent les oreilles du démon.

Au début de l’initiation, l’apprenti voit des symboles dans une certaine position, mais au fur et à mesure elle s’inverse. C’est un élément très important à retenir. La secte maçonnique cache la vérité a ceux qui entre en loge. Il y a ensuite une inversion des valeurs. Sans le savoir, l’entrant bascule progressivement au service du diable, de Lucifer.
La prise de contrôle progressive du Vatican par les loges, c’est celle de Lucifer.
Rappelons enfin, que depuis le XVIIIe siècle (Clément XII, en 1738), il est rigoureusement interdit d’être franc-maçon et catholique sous peine d’excommunication.

 

84 David Stevenson, Les Premiers Francs-Maçons, Ivoire-Clair, 1999.

 

 

85 Le nombre 17 est un chiffre maçonnique de très grande importance. Pour 1717, il y a un double 17. 1789 correspond également à un double 17 : le premier 17, mais également 8 + 9 = 17. La Révolution française est une révolution essentiellement maçonnique. Nous trouvons également des évènements de type maçonnique en 1917 et 2017 (élection d’Emmanuel Macron et son intronisation sous la pyramide du Louvres).

 

 

87 C’est le chapitre 1 de l’évangile de Saint-Jean qui traite de la lumière et des ténèbres, puis de Jean le baptiste.

 

88 PVI N° 23 et 24, 4eme trimestre 1976 ; PVI N° 53, 2eme trimestre 1984.

 

89 Les trois Lumières de la Loge, Philippe Langlet, Editions de La Hutte, Valence d’Albigeois, 2011.

 

 

90 Lucifer : Passage obligé vers la Connaissance, J. M. R. On le trouve à l’adresse suivante : http://www.ledifice.net/7364-1.html.

91 « Position de l’équerre et du compas, sur l’autel des serments ». Voir http://www.ledifice.net/3077-6.html

 

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