Les idoles d’or et d’argent selon l’Apocalypse de saint Jean.

Extrait du livre “L’Apocalypse de Saint-Jean et la fin des temps”.

A. « Les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois ».

La sixième trompette qui annonce le début de la Troisième Guerre mondiale parle de démons et d’idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois.


« Et le sixième ange sonna de la trompette ; (…) Les autres hommes, qui ne furent pas tués par ces fléaux, ne se repentirent pas non plus des oeuvres de leurs mains, pour ne plus adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher » (Apocalypse, IX : 13 ; 20).


Quatre anges seront déliés sur l’Euphrate. Ils dirigeront deux cents millions de cavaliers de feu à tête de lion. Nous étudierons cela ultérieurement, dans le deuxième volume.

Pour l’instant, intéressons-nous aux idoles et démons. Ils sont fait de plusieurs matières : or, argent, airain, pierre et bois. Ils ont été fabriqués par des mains d’hommes. Ils ne peuvent ni parler, ni entendre.
Ce passage reprend les cent quinzièmes et cent trente cinquièmes psaumes.


« Notre Dieu est dans le ciel ; tout ce qu’il veut, il le fait. Leurs idoles sont de l’argent et de l’or, ouvrage de la main des hommes. Elles ont une bouche, et ne parlent point ; elles ont des yeux, et ne voient point. Elles ont des oreilles, et n’entendent point ; elles ont des narines, et ne sentent point. Elles ont des mains, et ne touchent point ; elles ont des pieds, et ne marchent point ; de leur gosier elles ne font entendre aucun son. Qu’ils leur ressemblent ceux qui les font, et quiconque se confie à elles !
» (Psaumes, CXV : 3-8).


Les idoles d’or et d’argent ont été fabriqué par des hommes. Ils ont une bouche et des yeux, mais ils ne parlent pas et ne voient rien.


« Car Yahvé fait droit à son peuple, et il a compassion de ses serviteurs. Les idoles des nations sont de l’argent et de l’or, ouvrage de la main des hommes. Elles ont une bouche et ne parlent pas ; elles ont des yeux et ne voient pas. Elles ont des oreilles et n’entendent pas ; Il n’y a pas même un souffle dans leur bouche. Qu’ils leur ressemblent ceux qui les font, quiconque se confie en elles ! Maison d’Israël, bénissez Yahvé ! Maison d’Aaron, bénissez Yahvé ! Maison de Lévi, bénissez Yahvé ! Vous qui craignez Yahvé, bénissez Yahvé ! Que de Sion soit béni Yahvé, qui habite Jérusalem ! Alleluia !
» (Psaumes, CXXXV : 14-21).


Dans ce psaume, on les appelle « idoles des nations ». Etrange expression.
Daniel, au chapitre V, reprend les mêmes mots.


« Mais tu t’es élevé contre le Seigneur du ciel ; on a apporté devant toi les vases de sa maison, et toi, tes princes, tes femmes et tes concubines, vous y avez bu du vin ; tu as loué les dieux d’argent et d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, ni n’entendent, ni ne connaissent rien ; et le Dieu qui a dans sa main ton souffle et de qui relèvent toutes tes voies, tu ne l’as pas glorifié. » (Daniel, V : 23).

Tous ses textes bibliques font penser à la scène du veau d’or de Moïse. Le saint homme étant monté sur la montagne pour s’entretenir avec le Seigneur.


« Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron et lui dit : ” Allons, fais-nous un dieu qui marche devant nous. Car pour ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Egypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. ” Aaron leur dit : ” Otez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. ” Tout le monde ôta les anneaux d’or qu’ils avaient aux oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, façonna l’or au burin, et en fit un veau en fonte. Et ils dirent : ” Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Egypte. ” Ayant vu cela, Aaron construisit un autel devant l’image, et il s’écria : ” Demain il y aura fête en l’honneur de Yahweh. ” Le lendemain, s’étant levés de bon matin, ils offrirent des holocaustes et présentèrent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s’assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent pour se divertir.
» (Exode, XXXII : 1-6).


Aaron, en l’absence de Moïse collecte l’or des Juifs pour le faire fondre et réaliser un veau en or qu’il dépose sur un autel. Des sacrifices sont organisés en son honneur.
Au retour de Moïse, il jette les tables de la loi sur le veau pour le détruire.
Quelques siècles plus tard, à l’époque de la division de la Palestine en deux entités politiques, le Royaume de Juda avec pour capitale Jérusalem, et le Royaume d’Israël, ayant deux capitales, Sichem et Phanuel. Nous sommes au Xe siècle avant Jésus-Christ.

« Après s’être consulté, le roi fit deux veaux d’or, et il dit au peuple : « Assez longtemps vous êtes montés à Jérusalem ! Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Egypte. » Il plaça l’un de ces veaux à Béthel, et il mit l’autre à Dan. Ce fut là une occasion de péché, car le peuple allait jusqu’à Dan adorer l’un des veaux. Jéroboam fit une maison de hauts lieux, et il fit des prêtres pris parmi le peuple, qui n’étaient pas des enfants de Lévi. Jéroboam institua une fête au huitième mois, le quinzième jour du mois, à l’imitation de la fête qui se célébrait en Juda, et il offrit des sacrifices sur l’autel. C’est ainsi qu’il fit à Béthel, afin que l’on sacrifiât aux veaux qu’il avait faits. Il établit à Béthel les prêtres des hauts lieux qu’il avait élevés. Il monta sur l’autel qu’il avait fait à Béthel, le quinzième jour du huitième mois, le mois qu’il avait choisi de lui-même. Il institua une fête pour les enfants d’Israël, et il monta sur l’autel pour mettre le feu aux victimes. » (1 Rois, XII : 28-33).

Bethel est une ville de l’ancienne Palestine où Jacob fit son rêve de l’échelle. Elle est proche de Jérusalem.
Dan correspond à l’ancienne cité de Tel Dan situé à l’extrême nord de la Palestine. C’est le lieu d’une grande victoire militaire d’Abraham. En 1993, on découvrit dans la ville une stèle sur lequelle est inscrit en hébreux « maison de David ». La découverte est d’une exceptionnelle importance, puisque c’est la première trace archéologique écrite de l’existence du roi David.
Les idoles et démons d’or, d’argent, d’airain (ou de bronze), représente les trois couleurs des médailles attribués aux trois premières places lors d’une compétition sportive. La première obtient la médaille d’or, la deuxième celle d’argent et la troisième en bronze. C’est la recherche de l’honneur et l’esprit de compétition que l’on retrouve dans le sport et dans les activités économiques.

Les idoles et démons de pierre et de bois, ce sont les maisons et propriétés privées que certaines personnes collectionnent comme des médailles.
Voici maintenant, un fabuleux quatrain qui reprend la description que nous venons de faire.


VIII-28 :
Les simulacres d’or et d’argent enflez,
Qu’apres le rapt au lac furent gettez,
Au desouvert estaincts tous et troublez,
Au marbre escript, prescript intergetez.


Les idoles d’or et d’argent deviennent chez Nostradamus des « simulacres d’or et d’argent ». Le sens est le même. Le simulacre est une apparence qui ne renvoie à aucune réalité matérielle. Ce sont deux synonymes. Il dit que les simulacres ou les idoles prendront de plus en plus d’importance dans le monde (« enflez »).
Le reste du texte est obscur, car les faits ne sont pas encore survenus. Tentons quand même une explication à l’aveugle.
On découvrira la supercherie (« Au desouvert ») lorsqu’aura lieu un enlèvement ou un vol au bord d’un lac (« Qu’apres le rapt au lac furent gettez »). Il y aura de très grands troubles (« tous et troublez ») lorsque le peuple verra que l’on ne pourra pas poursuivre en justice les responsables, en raison de la prescription (« prescript intergetez ») à cause d’une loi écrite dans le marbre (« Au marbre escript »).