IX-90 : Wallenstein et la guerre de Trente ans (1618-1634).

 

La mort de Wallenstein, Eger/Cheb.

 

Scholie Jean-Charles de Fontbrune.

 

Un chef d’armée de la grande Allemagne apportera faussement son concours à l’empereur-roi aidé de la Hongrie. Et sa révolte fera couler beaucoup d’encre.

Article Wikipédia Albrecht von Wallenstein.

Après avoir financé un régiment pour le futur empereur Ferdinand II, Wallenstein voit plus grand et décide de créer une armée  (“Un capitaine de la Grand Germanie“) pour l’empereur (“Au Roy des Roys “) en 1623. Son armée, forte de 15 000 fantassins et 6 000 cavaliers initialement va progressivement s’agrandir pour approcher les 50 000 hommes. Elle impressionne par sa taille plus que par la qualité de ses soldats. En effet, vu la faiblesse de la solde et son irrégularité, elle n’attirait pas les meilleurs soldats.

Cette armée lui coûte cher malgré les dividendes qu’il a su tirer de ses terres. Pour parer la dissolution de son armée, il engage celle-ci dans le duché de Brunswick en juillet 1625. Son espoir est de préserver ses riches terres en faisant du butin dans les territoires ennemis pour financer son armée. C’est un gestionnaire plus qu’un militaire, qui sait s’entourer de valeureux capitaines comme von Pappenheim. Malgré quelques coups d’éclats pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648), il fit l’erreur, à la fin de sa vie, de se retirer en Bohême (“aide de Pannonie“), rongé par l’incertitude et les superstitions, accompagné de docteurs et d’astrologues. Dès lors il mena un jeu ambigu, négociant avec tous les belligérants, Suédois, Saxons, Français. Ses buts demeurent obscurs : se faire élire roi de Bohême ? Rétablir la paix ? Toujours est-il qu’il s’isole de plus en plus. Il est démis de ses fonctions à la tête de l’armée le . Le 25 février 1634, il est assassiné à Eger par des officiers menés par Walter Leslie et chargés de l’arrêter (“Que sa revolte fera de sang grand cours“).

Malgré ses erreurs, il est le véritable fondateur de l’armée autrichienne. Il finança ses opérations militaires par le système des contributions de guerre. Toutefois sa politique, incompatible avec les libertés germaniques, suscita dans l’Empire des haines mortelles qui le conduisirent à sa perte.