III-64 : la bataille de Lépante (1571).

III-64

 

Description de cette image, également commentée ci-après

La Bataille de Lépante par Ferrando Bertelli (1572).

 

Scholie Jean-Charles de Fontbrune.

 

Le shah de Perse remplira de grands navires, quand une flotte romaine ira contre les musulmans à cause de celui qui sera comme une Parthe et un Mède, et du pillage des Cyclades ; ce qui assurera la tranquilité pour longtemps en Ionie.

 

Bataille_de_lepante

Bataille de Lépante, vue par Paul Véronèse.

 

Article Wikipédia La bataille de Lépante.

 

La bataille de Lépante est l’une des plus grandes batailles navales de l’histoire. Elle s’est déroulée le dans le golfe de Patras en Grèce (“au grand port Ionique“), à proximité de Naupacte — appelée alors Lépante. La puissante marine ottomane (“contre gent Mahumetique“) y affrontait une flotte chrétienne (“Classe trireme“) comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte Ligue à l’initiative du pape Pie V. La bataille se conclut par une défaite pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 20 000 hommes. L’événement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1565, il sonnait comme un coup d’arrêt porté à l’expansionnisme ottoman.

Certains historiens estiment qu’il s’agit de la bataille navale la plus importante par ses conséquences depuis celle d’Actium, qui marqua la fin des guerres civiles romaines.

 

Article Wikipédia le golfe de Patras.

Le golfe de Patras (en grec Πατραϊκός Κόλπος, Patraikós Kólpos) est une branche de la mer Ionienne en Grèce (“au grand port Ionique“). Il est fermé à l’est par le détroit de Rion, parfois appelé Petites Dardanelles, qui le relie au golfe de Corinthe et qui sépare les villes de Rion et Antirion, reliées depuis 2004 par le pont Rion-Antirion. Le golfe se termine entre 40 à 50 km à l’ouest, il est alors large d’une vingtaine de kilomètres et sépare l’île Oxeia du cap Araxos (“olxades).

Article Wikipédia cyclades.

Barberousse prit les îles pour les Turcs à partir de 1537. Les insulaires, meurtris par les persécutions des « Latins », lui firent bon accueil, et furent traités avec une certaine mansuétude par la « Sublime Porte » qui n’envoya que rarement des officiers et gouverneurs les diriger en son nom propre.

Il y eut bien au départ une tentative d’installer des colons musulmans, des cadis (juges) et des beys (gouverneurs) sur chaque grande île, mais les pirates chrétiens les enlevaient systématiquement pour les revendre à Malte : la Porte dut y renoncer. Les îles ne furent plus gouvernées que de loin. Des magistrats locaux, souvent appelés épitropes, gouvernaient localement. Leur principale attribution était de collecter les impôts pour le Capitan-Pacha (grand amiral de la flotte ottomane) à qui le revenu des Cyclades appartenait. Il ne venait qu’une fois par an, avec toute sa flotte, toucher la somme globale des impôts des Cyclades.

Il s’installait alors dans la baie de Dryo au sud-est de Paros. Pour réunir cette somme, les insulaires se livraient à la piraterie contre les nefs des « Latins » (“piller les Cyclades). Toutefois, la domination ottomane était de plus en plus mal vécue.