IV-99 : Guillaume III et la Ligue d’Augsbourg (1688-1697).

IV-99

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Plan du Siège de Namur, juin 1692 par Jean-Baptiste Martin, le vieux (1659 – 1735), musée d’art et d’archéologie du Périgord, Périgueux.

 

Scholie Jean-Charles de Fontbrune.

 

Le courageux fils aîné (Guillaume III) de la fille du roi (Charles Ier) repoussera si loin les français, en se mettant en ordre de bataille, par ses puissantes actions, peu nombreuses mais lointaines, puis profondément jusqu’en Espagne.

 

Article Wikipédia Guerre de la Ligue d’Augsbourg.

 

La guerre de la Ligue d’Augsbourg, également appelée guerre de Neuf Ans, guerre de la Succession Palatine ou guerre de la Grande Alliance, eut lieu de 1688 à 1697. Elle opposa le roi de France Louis XIV, allié à l’Empire ottoman et aux jacobites irlandais et écossais, à une large coalition européenne, la Ligue d’Augsbourg menée par l’Anglo-Néerlandais Guillaume III (“L’aisné vaillant de la fille du Roy“), l’empereur du Saint-Empire romain germanique Léopold Ier, le roi d’Espagne Charles II, Victor-Amédée II de Savoie et de nombreux princes du Saint-Empire romain germanique. Ce conflit se déroula principalement en Europe continentale et dans les mers voisines, mais on y rattache le théâtre irlandais, où Guillaume III et Jacques II se disputèrent le contrôle des îles britanniques, et une campagne limitée entre les colonies anglaises et françaises et leurs alliés amérindiens en Amérique du Nord. Cette guerre fut la deuxième des trois grandes guerres de Louis XIV.

À la suite de la guerre de Hollande de 1678, Louis XIV était devenu le souverain le plus puissant d’Europe, mais s’il avait agrandi son territoire, le « Roi Soleil » restait insatisfait. En usant d’une combinaison d’agressions, d’annexions et de moyens quasi-légaux, dont le paroxysme fut la brève guerre des Réunions (1683–84), Louis XIV chercha immédiatement à étendre ses gains pour stabiliser et renforcer les frontières du royaume. La trêve de Ratisbonne qui en résulta garantissait l’extension des frontières de la France pour 20 ans. Toutefois les actions de Louis XIV, en particulier la révocation de l’édit de Nantes en 1685 et ses tentatives d’expansion au-delà du Rhin, entraînèrent une détérioration de sa domination militaire et politique. La décision royale de franchir le Rhin et d’assiéger Philippsburg en septembre 1688 était destinée à empêcher une attaque contre la France par l’empereur Léopold Ier et à forcer le Saint-Empire romain germanique à accepter les revendications françaises. Cependant, l’empereur et les princes allemands étaient déterminés à résister et après que le parlement hollandais et Guillaume III eurent déclaré la guerre à la France, Louis XIV devait faire face à une puissante coalition résolue à restreindre ses ambitions.

Les combats principaux eurent lieu aux frontières françaises (“Qu’il mettra foudres, combien en tel arroy“) : dans les Pays-Bas espagnols, la Rhénanie, le Duché de Savoie et la Catalogne. Le conflit fut dominé par des batailles de siège comme à Mons, Namur, Charleroi et Barcelone ; les batailles rangées comme à Fleurus ou à La Marsaille furent plus rares. Ces engagements tournèrent souvent à l’avantage des armées françaises, mais à partir de 1696 la France dut faire face à une grave crise économique. Les puissances maritimes (Angleterre et Provinces-Unies) étaient également ruinées et lorsque la Savoie quitta l’Alliance, toutes les parties furent d’accord pour trouver un compromis. D’après les termes du traité de Ryswick (1697), Louis XIV conservait toute l’Alsace, mais devait rendre la Lorraine et ses gains sur la rive est du Rhin (“Respoussera si profond les Celtiques“), et reconnaissait Guillaume III comme le roi légitime du royaume d’Angleterre. Cependant, la mort prochaine du roi Charles II d’Espagne et la question de sa succession allaient mener la France et la Grande Alliance dans un nouveau conflit, la guerre de Succession d’Espagne (“Peu & loing, puis profond és Hespériques“).