IV-75 : la bataille de Waterloo (1815).

Prest à combattre fera defection,
Chef adversaire obtiendra la victoire :
L’arriere garde fera defension,
Les defaillans mort au blanc territoire.

 

 

Mon analyse :

 

L’armée française de Napoléon Ier, sera vaincue par son adversaire (« Chef adversaire obtiendra la victoire ») en raison de la défection du général Grouchy (« Prest à combattre fera defection ») au moment décisif à l’arrière garde (« L’arriere garde fera defension »). Les soldats français mort (« mort ») lors de la campagne de Russie sous la neige (« au blanc territoire ») manqueront à l’Empereur pour obtenir la victoire décisive (« Les defaillans »).

 

Article Wikipédia “bataille de Waterloo” :

 

La bataille de Waterloo s’est déroulée le 18 juin 1815, en Belgique, à vingt kilomètres au sud de Bruxelles, dans l’actuelle province du Brabant wallon. Cette bataille a opposé l’armée française dite Armée du Nord, dirigée par l’empereur Napoléon Ier, à l’armée des Alliés, dirigée par le duc de Wellington et composée de Britanniques, d’Allemands (contingents du Hanovre, du Brunswick, du Nassau) et de Néerlandais (unités belges et hollandaises), rejointe par l’armée prussienne commandée par le maréchal Blücher. Elle s’est achevée par la défaite décisive de l’armée française.
Les combats n’eurent pas lieu sur le territoire de la commune de Waterloo, mais un peu plus au sud, sur les territoires des communes actuelles de Lasne, Braine-l’Alleud et de Genappe. Toutefois, Wellington écrivit la dépêche annonçant la victoire des Coalisés depuis son quartier général situé à Waterloo, fixant ainsi ce nom à la bataille qui fut initialement appelée en France « bataille de Mont-Saint-Jean », lieu effectif de l’engagement. En Allemagne, la bataille est dénommée « Victoire de la Belle-Alliance » (Belle-Alliance Sieg) 4,5, du nom de l’auberge où eut lieu la rencontre entre les deux généraux en chef des Coalisés à la fin de la journée.
Cette bataille est la dernière à laquelle prit part personnellement Napoléon, qui venait de reprendre le pouvoir en France trois mois plus tôt, et marque ainsi la fin de cette période des Cent-Jours. Napoléon dut en effet abdiquer quatre jours plus tard à son retour à Paris, le 22 juin, face au manque de soutien politique.

 

Prélude.

 

En mars 1815, une nouvelle coalition se constitue au congrès de Vienne pour combattre Napoléon, qui a quitté l’île d’Elbe. Louis XVIII a fui à Gand. L’armée de Wellington étant déjà stationnée sur le sol belge, c’est l’armée prussienne du Maréchal Blücher qui arrivera début juin.
Napoléon préfère ne pas attendre l’offensive des Alliés et se lance à l’attaque, espérant séparer Wellington et Blücher et les battre l’un après l’autre. Repoussant les Prussiens, il franchit la Sambre à Charleroi le 15 juin.
Le 16 juin, les troupes françaises, divisées en deux ailes, sont, le même jour, opposées à des unités de Wellington aux Quatre-Bras (une dizaine de kilomètres au sud du champ de bataille de Waterloo) et à trois des quatre corps prussiens à Ligny (une dizaine de kilomètres au sud-est des Quatre-Bras). La manœuvre projetée de Napoléon consiste à battre son premier adversaire, les Prussiens de Blücher, l’empereur pensant à tort que celui-ci se replierait sur ses lignes naturelles de communication (Liège et Maastricht), puis à battre les Anglo-Néerlandais de Wellington qui se retireraient sur Bruxelles puis la mer6.
Le commandement de l’aile gauche française (1er et 2e corps) est confié au maréchal Ney avec la mission de s’emparer des Quatre-Bras. Ney perd beaucoup de temps, ce qui permet l’arrivée de renforts alliés. Avec les 3e et 4e corps, Napoléon parvient à fixer les Prussiens à Ligny. Il veut saisir l’occasion pour les neutraliser définitivement. Pour cela, il ordonne au 1er corps (réserve de Ney) de venir couper les arrières prussiens, quitte à retarder la prise des Quatre-Bras. Mal ou non informé de cette décision de l’Empereur, Ney rappelle cette unité qui fera donc un aller-retour inutile, privant ainsi Napoléon d’une victoire décisive sur les Prussiens.
L’armée de Blücher perd 12 000 hommes à Ligny. Les pertes françaises s’élèvent à environ 7 000. Le vieux maréchal de 73 ans, dont le cheval a été tué, échappe de peu à la capture mais son chef d’état-major, Gneisenau, organise un repli remarquable sur Wavre, sauvegardant ainsi la possibilité de rejoindre Wellington. L’armée prussienne est battue mais pas vaincue ; elle a sauvé l’essentiel de son artillerie et surtout conservé son esprit combatif. Napoléon, au contraire, surestime les effets de ce qui n’est qu’un succès tactique, pense les Prussiens hors de combat et en retraite vers Namur et Liège. Ce n’est que le lendemain, le 17, que Napoléon confie le commandement de son aile droite (34 000 hommes) au maréchal Grouchy avec mission de poursuivre les Prussiens.
Informé de la défaite des Prussiens, Wellington à 10 heures du matin fait replier ses unités des Quatre-Bras sur la position reconnue de Mont-Saint-Jean où Blücher a promis de le rejoindre. Le repli par la chaussée de Bruxelles sur le village de Waterloo se fait discrètement, couvert par la cavalerie d’Uxbridge. Ney, occupé à exécuter les ordres qui lui enjoignent de rallier, d’approvisionner et de concentrer ses troupes, ne s’en aperçoit que dans l’après-midi du 17, alors que l’orage transforme le terrain en bourbier.
Napoléon qui a rejoint Ney, lui aurait reproché son inaction et lance à la poursuite de l’arrière-garde de l’armée anglaise commandée par Uxbridge, les divisions de cavalerie légère de Jacquinot et Subervie, appuyées par des batteries à cheval de la Garde et les cuirassiers de Kellermann.

 

16 h 30. L’arrivée des Prussiens.

 

A l’est, l’arrivée de deux corps prussiens : ceux de Ziethen et de von Bulow.

Blücher, 70 ans, commandant en chef des Prussiens.
Entre-temps, de 14 à 16 heures, Napoléon a dû déployer sur son flanc est les divisions de cavalerie Domon et Subervie et le VIe corps de Lobau afin de faire face à l’arrivée inopinée de l’avant-garde prussienne. Comme Napoléon a négligé le risque d’une intervention prussienne, les premiers éléments du IVe corps du général von Bülow ont pu déboucher du défilé du ruisseau de la Lasne et occuper le bois de Paris sans aucune opposition. Quant à Grouchy, Napoléon lui aurait fait envoyer un courrier lui ordonnant de se rapprocher. Les heures d’envoi, de réception et l’interprétation du message font l’objet de discussions entre historiens. Le maréchal Soult, chef de l’état-major général de l’armée française, ainsi chargé de transmettre et de faire exécuter les ordres de l’Empereur, n’avait pas, dans cette fonction, la rigueur et l’efficacité de Berthier. Il est de toute façon trop tard pour que Grouchy puisse intervenir sur le champ de bataille. À 16 h 30, le IVe corps prussien attaque vers Plancenoit. Napoléon est confronté à une menace mortelle de débordement sur son flanc droit.

18 h 00. Les combats de Plancenoit.

Sur le flanc est, sous la pression des Prussiens du IVe corps (Bülow), le corps de Lobau débordé a dû se replier. Plancenoit tombe aux mains des Prussiens vers 18 h 00. La division de la Jeune Garde commandée par Duhesme est envoyée pour reprendre le village, ce qu’elle réussit à faire mais un nouvel assaut des Prussiens l’en chasse. Renforcés par deux bataillons de la Vieille Garde, les Français parviennent cependant à reprendre Plancenoit en délogeant l’ennemi à la baïonnette peu après 19 h 00. Le flanc droit de l’Armée impériale est momentanément stabilisé mais Napoléon a dû utiliser une partie de ses réserves.

18 h 30. La prise de la Haye Sainte.

 

Sur le front central, la bataille continue à faire rage. Lors de chaque charge française, les artilleurs britanniques se replient dans les carrés formés par l’infanterie. Les canons alliés, laissés en avant de leur infanterie, ne sont ni neutralisés ni emportés, si bien qu’ils redeviennent utilisables avant chaque nouvelle charge21. La cavalerie charge plus de dix fois et Ney a cinq chevaux tués sous lui. Par une erreur tactique grave, la cavalerie française n’est pas suivie par l’infanterie qui aurait occupé le terrain et mis les pièces d’artillerie anglaises hors d’état. Finalement, ce n’est qu’à 18 h 30 qu’a enfin lieu une attaque de l’artillerie anglaise et de la Haie Sainte par le IIe corps de Reille (moins la division Jérôme engagée à Hougoumont). La Haye Sainte tombe enfin aux mains des Français. Ney fait avancer des canons qui prennent d’enfilade les positions britanniques. La situation des Alliés est critique. Ney demande des renforts pour en finir, mais au vu de la menace prussienne, Napoléon refuse.

19 h 30. Napoléon fait donner la Garde.

 

Protégé à l’est par l’arrivée des Prussiens du Ier corps (Von Zieten), Wellington peut récupérer des unités pour renforcer son centre. Aussi, à 19 h 30, quand Napoléon fait donner la Garde sur les positions alliées, il est trop tard. Les grenadiers de Friant et les chasseurs à pied de Morand (dont fait partie le célèbre général Cambronne) ne peuvent rien contre la conjugaison de l’artillerie, de l’infanterie et de la cavalerie de Wellington. La Garde impériale recule, ce qui jette le désarroi dans le reste de l’armée française.
Wellington a été prévenu de l’attaque de la Garde Impériale par un traître français, peut-être le capitaine du Barail, qui l’a renseigné sur le plan d’attaque de Napoléon au moment de l’entrée de la Vieille Garde dans la bataille.

20 h 30. La déroute française.

 

À la vue de la Garde en retraite, certaines unités françaises commencent à se débander. Les Prussiens de Von Zieten (Ier corps) accentuent leur pression sur la Papelotte mais, surtout, les renforts continuels que reçoit le IVe corps prussien lui permettent de conquérir définitivement Plancenoit et de menacer directement les arrières de Napoléon. La panique gagne l’ensemble du front français et la déroute s’amplifie. Wellington lance l’ensemble de l’armée alliée en avant. Toute résistance organisée cesse. Hormis quelques rares bataillons de la Garde, l’Armée du Nord s’enfuit dans le plus complet désordre, abandonnant l’essentiel de ses bagages et de son artillerie.

22 h 00. Les Prussiens poursuivent les Français.

 

Vers 22 h 00, Wellington et Blücher se rencontrent. La légende veut que ce soit à la ferme de la Belle-Alliance, au nom prédestiné pour les vainqueurs. Plus vraisemblablement, cette rencontre a eu lieu plus au sud, à l’approche de Genappe. Napoléon a fui, échappant de peu aux avant-gardes prussiennes. Wellington, dont les troupes sont épuisées, laisse aux Prussiens la tâche de poursuivre. Wellington rentre à son quartier-général, y rédige son rapport et donne à la bataille le nom de l’endroit où il se trouve : Waterloo.