V-67 : mort d’Henri II et Henri III.

V-67

 

Scholie Anatole Le Pelletier.

 

Quand un souverain de Pérouse n’osera se dépouiller de sa tunique, de crainte de se trouver tout nud au lieu de rester couvert (« au sens couvert »), le dernier des sept (quel événement considérable) (« faict aristocratique ») ! sera pris comme ses aînés (« seront prins sept ») ; le père et le fils mourront par un coup de pointe au col (« au colier »).

 

Quand XIxte V (« chef de Perouse ») n’osera excommunier Henri III, de crainte que l’Eglise romaine (déjà dépouillée, en 1534, par schisme d’Angleterre) ne soit entièrement mise à nu par un schisme gallican, c’en sera fini de la postérité de Henri II (« seront prins sept ») par un événement mémorable : Henri III (« le fils » périra, comme son père Henri II (« le père »), d’un coup de pointe dirigé à la gorge.

 

Scholie Henri Torné-Chavigny.

 

Quand le souverain de Pérouse, Sixte V, n’osera malgré sa violence, rompre entièrement avec Henri III, de crainte que l’Eglise, déjà dépouillée de l’Angleterre à la suite de l’excommunication lancée contre Henri VIII, ne soit dépouillée encore de la France, la portion qu’elle a le plus à cœur de conserver, et qu’il excommuniera Henri III pour le meurtre des deux Guises, mais sans délier les sujets du serment de fidélité, ainsi qu’il l’aura fait en 1585, par une excommunication contre le prince de Condé et le roi de Navarre, déclarés incapables de succéder à la couronne de France, le dernier des sept enfants royaux mourra frappé d’un fer pointu ainsi que l’aura été son père.

 

Article Wikipédia Louis de Lorraine.

 

Il est assassiné sur ordre du roi Henri III, au château de Blois, le , le lendemain de l’assassinat de son frère, le duc de Guise et fut comme lui brûlé, les cendres jetées à la rivière.

Le pape Sixte Quint, sous prétexte qu’il ne pouvait accepter un crime perpétré sur un cardinal, lança un monitoire d’excommunication contre le roi de France le (en guise d’avertissement). Il s’agissait surtout de mettre la pression sur le roi pour l’empêcher de se réconcilier avec le protestant Henri de Navarre. Henri III tenta de justifier ses actes en prétextant des dangers que les Guise auraient représenté pour la couronne.

Article Wikipédia sur Pérouse.

Les papes ont parfois trouvé asile dans les murs de Pérouse. L’administration papale y a aussi organisé les conclaves qui ont élu Honorius III en 1216, Honorius IV en 1285, Célestin V en 1294 et Clément V en 1305. Cependant Pérouse réticente à l’égard des papes, lors de la rébellion de Rienzo en 1347, la cité ombrienne envoya dix ambassadeurs au tribun romain et résista vigoureusement aux légats du pape venus la soumettre.

Les papes commencèrent à craindre ces princes si instables et menaçants. En 1520, Léon X attira à Rome Gian Paolo Baglioni et le fit décapiter. Vingt ans plus tard, profitant d’une rébellion des Pérousins contre une taxe papale, Paul III envoya son armée à Pérouse pour soumettre définitivement la ville. Il détruisit toutes les tours qui couronnaient la ville et construisit une énorme citadelle, la Rocca Paolina, par dessus les résidences des Baglioni. Les anciennes rues du quartier Baglioni devinrent des galeries souterraines que l’on peut encore visiter aujourd’hui. Cette citadelle, dressée au sommet de la ville, servait moins à protéger Pérouse de ses assaillants qu’à empêcher toute rébellion des habitants contre le pouvoir papal. Elle cristallisera pendant des siècles l’humiliation des Pérousins.

Voir quatrain I-35 (mort d’Henri II).

Voir quatrain III-55 (mort Henri II et du duc de Guise).

Voir quatrain I-10 (sépulture du dernier roi Valois à Saint-Denis).

Voir quatrain IV-60 (meurtre du duc de Guise).

Voir quatrain III-51 (meurtre du duc de Guise).