VI-29 : le règne d’Henri III et les guerres de religion (1574-1589).

VI-29

 

Henri III dessin Dumonstier

Portrait d’Henri III de France, dessin d’Étienne Dumonstier, Paris, BnF, après 1578.

 

Scholie Anatole Le Pelletier.

 

La sainte veuve entendra le récit (« les nouvelles ») de la perplexité et du double dans lesquels ses enfants (« ses rameaux ») auront été jetés.

Celui qu’elle aura fait revenir (« qui sera duict »), afin d’apaiser la discorde (« les querelles »), mettra le mal à son comble par sa poursuite (« son pourchas ») contre les hommes à la tête rasée (« razes »).

Catherine de Médicis (« la vefve saincte ») entendra les plaintes douloureuses de ses fils jetés dans la perplexité et dans le trouble.

Henri III, qu’elle aura fait revenir de Pologne (par l’avis secret qu’elle lui aura envoyé de la mort de Charles IX), afin d’apaiser les discordes civiles, mettra le mal à son comble (« fera comble ») par son alliance avec Henri IV et les huguenots contre la ligue catholique, et surtout par le meurtre du Cardinal, frère du duc de Guise (« son pourchas des razes), tué par son ordre le 24 décembre 1588.

Article Wikipédia Henri III.

Quatrième fils du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis, Henri n’est pas destiné à régner. Sous le règne de son frère Charles IX, il s’illustre comme chef de l’armée royale en remportant sur les protestants les batailles de Jarnac et de Moncontour. À l’âge de 21 ans, il se porte candidat pour le trône vacant de Pologne et le 11 mai 1573, il est élu sous le nom d’Henryk Walezy, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie. Son règne ne dure pas plus d’un an, puisqu’à l’annonce de la mort de son frère, décédé sans descendant mâle, il abandonne son royaume pour lui succéder sur le trône de France (“Qui sera duict“).

En devenant roi de France, Henri III hérite d’un royaume divisé (“mis en perplex & trouble “) où son autorité n’est que partiellement reconnue. Son règne est marqué par de sérieux problèmes religieux, politiques et économiques (“appaiser les querelles“). Quatre guerres de religion se déroulent sous son règne (“Par son pourchas des razes fera comble“). Henri III doit faire face à des partis politiques et religieux soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir celui de la Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le après avoir été poignardé par le moine Jacques Clément.

Voir quatrain I-10 (sépulture du dernier roi Valois à Saint-Denis).