La crise économique selon l’Apocalypse de Saint-Jean.

Extrait du livre “L’Apocalypse de Saint-Jean et la fin des temps”.

B « personne n’achète plus leur cargaison ».


« Les rois de la terre qui se sont livrés avec elle à l’impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront sur son sort, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant à distance, par crainte de ses tourments, ils diront : ” Malheur ! Malheur ! O grande ville, Babylone, ô puissante cité, en une heure est venu ton jugement ! ” Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à son sujet, parce que personne n’achète plus leur cargaison » (Apocalypse, XVIII : 9-11).

Depuis le XVIe siècle, l’Occident chrétien domine le monde par le commerce. Les chefs de l’état et les hommes d’affaires se sont corrompu dans le luxe de la bête rouge. La chute de Babylone entraînera l’effondrement du commerce.
Plus personne n’achètera leurs cargaisons. Cela s’est produit en 1929, lors de la Grande crise économique. Une superproduction de l’industrie américaine a proqué la chute de Wall street. Au sortir de la Grande Guerre, l’Europe ne peut plus acheter car elle est ruinée. Il en est de même de la concentration des richesses entre les mains d’une petite élite ce qui réduit les possibilités de consommation que permettrait le fordisme.
Mais 1929, c’est déjà loin. L’Apocalypse semble nous dire que la crise économique aura lieu du vivant de Benoît XVI, selon le message de l’église de Laodicée.


« Tu dis : Je suis riche, j’ai acquis de grands biens, je n’ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille de m’acheter de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche ; des vêtements blancs pour te vêtir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité
» (Apocalypse, III : 17).


Benoît XVI pense être riche, alors qu’il est pauvre, aveugle et nu. C’est l’inverse du message qu’il avait donné à Pie XII, qui feignait la pauvreté alors qu’il était riche.
Il dit à Benoît XVI, qu’il est aveugle car il ne voit pas venir la crise économique qui s’annonce. C’est le collyre dont il a besoin pour voir clair.
En effet, la crise de 2008 est arrivée comme un coup de tonnerre dans le ciel mondial. Les établissements bancaires ont échappé à la faillite grace à l’aide des états.
A mon sens, une autre crise encore plus terrible se prépare. Un choc si puissant, que le pape sera nu et sans défense. Une commotion si forte, que le Vatican perdra l’ensemble de ses biens.
C’est que l’on peut comprendre en lisant le quatrain II-15.


II-15
Un peu devant monarque trucidé,
Castor Pollux en nef, astre crinite.
L’erain publiq par terre & mer vuidé

Pise, Ast, Ferrare, Turin, terre interdicte.


Une crise économique videra les caisses de l’état (« l’érain publiq par terre et mer vuidé »). Certain des idoles et des démons que nous avons déjà vus sont composé d’airain. L’airain vient également du latin aerarius, c’est-à-dire le trésor public.
Il utilise l’expression mystérieuse « par terre & mer ». Nous trouvons également une référence au bateau (« en nef »). La « mer » et la « nef », pourraient concerner la vague migratoire qui submerge l’Italie. Elle pourrait vider les caisses publiques et entraîner une crise politique, puisqu’il est également fait référence à un « monarque trucidé », c’est-à-dire à la mort d’un chef d’état.
Il est difficile d’en dire plus avant que tous cela ne soit advenu.


C. « L’or éprouvé par le feu ».

« Ecris encore à l’ange de l’Eglise de Laodicée : (…) Tu dis : Je suis riche, j’ai acquis de grands biens, je n’ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille de m’acheter de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche » (Apocalypse, III : 14 ; 17-18).


Dieu conseil à Benoît XVI d’acheter de l’or éprouvé par le feu pour ne pas perdre sa richesse. Le conseil est judicieux. L’or a toujours été une valeur refuge en cas de crise.
Sous l’Antiquité, on fabriquait les premières pièces d’or et d’argent. La pratique dura jusqu’en 1971, avec la disparition de l’étalon-or. Lorsque l’or sert d’étalon, cela signifie que la banque centrale du pays doit garder en réserve de l’or dans ses coffres. Un possesseur de billet de banque devrait pouvoir les échanger contre une quantité équivalente d’or.
A partir de 1971, le dollar devient la monnaie étalon. L’or se transforma en valeur refuge. Avec la crise de 2008, la valeur de l’or s’envole pour atteindre des sommets jamais égalés dans l’histoire. C’est pour cela que l’auteur de l’Apocalypse conseille à Benoît XVI d’acheter de l’or.
L’or que Dieu lui demande d’acquérir doit être « éprouvé par le feu », c’est-à-dire qu’il doit être fondu et transformé en pièce de monnaie ou en lingot pur.

Si Saint-Jean parle d’or « éprouvé par le feu », Nostradamus utilise une expression synonyme, « or et argent fondu ».


III-13

Par foudre en l’arche240 or & argent fondu :
Des deux captifs l’un l’autre mangera :
De la cité le plus grand estendu,
Quand submergée la classe nagera.


La foudre (« Par foudre ») fera fondre (« fondu ») l’or et l’argent (« or & argent ») dans les coffres (« en l’arche »). Deux hommes seront captifs (« Des deux captifs ») dans une ville immense (« De la cité le plus grand estendu »), à ce moment-là, l’un mangera l’autre alors (« l’un l’autre mangera »), alors que depuis la mer des bateaux (« la classe ») flotteront sur l’eau (« nagera ») et submergeront le pays (« Quand submergée »).
Sans doute peu on imaginer, en toute prudence, qu’il s’agit des deux papes, Benoît XVI et François, de la crise économique qui frappera l’Italie et le reste du continent européenne, qui pousseront les peuples à utiliser l’or et l’argent refondu en pièce de monnaie. Cela permet de faire entrer ce texte dans la structure événementiel que nous avons déjà vu auparavant. Le texte est assez obscur pour l’instant.