Le destin de l’Union européenne et la crise des migrants (VI-20).

Un quatrain de Nostradamus résonne d’une étrange actualité, le VI-20.

J’ai relu dernièrement, le livre de Vlaicu Ionescu, « Les dernières victoires de Nostradamus ». Je l’avais découvert en 1993. L’auteur interrogé par une journaliste analysait le quatrain.

Le chapitre est intitulé « Echec de l’Union européenne. Dictature en Italie. »

L’auteur dit « ce dont nous pouvons être certain, c’est que toute cette construction de l’Europe à laquelle nous assistons actuellement, ne se fera pas sans problèmes ! »

Ces mots n’ont pas été rédigés il y a trois semaines, ils sont très anciens. Ils datent de vingt-trois ans.

Voici l’objet du crime qui devrait donner des sueurs froides aux dirigeants européens.

 

VI-20 :

L’union feincte sera peu de duree ;

Des uns changez reformez la pluspart :

Dans les vaisseaux sera gent endurée,

Lors aura Rome un nouveau Liepart.

Une union L’union ») factice feincte ») ne durera pas très longtemps sera peu de duree »).

L’union, c’est l’Union européenne.

Pourquoi cette hypothèse ?

Le dernier vers cite nommément la ville de Rome Lors aura Rome »).

L’Union est créé par le Traité de Rome de 1957, elle regroupa à l’origine six pays (France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). Elle connut des extensions successives jusqu’en 2013. Elle comporte aujourd’hui vingt-huit états membres.

carte UE 2016

Cette union, selon lui ne durera pas longtemps car elle sera factice.

Pourquoi factice ?

Factice, car elle n’a pas pour objectif d’unir le continent européen, de mettre fin aux guerres. Son objectif réel est caché au peuple.

Elle a pour objectif d’imposer le capitalisme aux états de l’Europe. Elle doit favoriser l’enrichissement des possédants, l’influence des banques et des grands groupes industriels. Voilà son vrai objectif.

Il nous dit quelle sera de « peu de durée ». Créé en 1957, en 2016, elle en est à sa cinquante neuvièmes années d’existence. Pour un système politico-économique, c’est une durée courte, un instant éphémère si on compare au destin plurimillénaire de la France ou de l’Italie.

On comprendra que le quatrain prend une tournure inquiétante pour notre avenir.

L’arrivée massive des migrants sur le territoire de l’Union européenne provoquera peut-être l’éclatement de l’Union européenne ?

Rome est le lieu ou naquit l’Europe. C’est également le siège de la papauté.

La crise des migrants commence au moment de la démission de Benoît XVI.

Benoît XVI présente son abdication le 28 février 2013. Son successeur est élu le 13 mars 2013.

Le 8 juillet 2013, il se rend sur l’île de Lampedusa qui reçoit des milliers de migrants venu d’Afrique depuis la guerre civile libyenne de 2011. Il veut attirer l’attention du monde sur la situation des migrants en dénonçant « La culture du bien-être qui rend les hommes insensibles aux cris d’autrui et aboutit à une globalisation de l’indifférence ».

Le 3 octobre 2013, un naufrage au large de Lampedusa, un navire échoué fait 366 morts. Le pape déclare, « c’est une honte. Unissons nos efforts pour qu’une pareille tragédie ne se renouvelle pas ».

lampedusa

En juillet 2015, lors de l’ostentation du Saint-Suaire à Turin, il demande aux chrétiens de faire attention aux plus pauvres, aux plus faibles et aux migrants.

Le 16 avril 2016, en visite à Lesbos, il manifeste sa solidarité avec les exilés. Il ramène douze familles de migrants musulmans au Vatican.

Sans nier le drame indéniable de ces êtres humains qui fuit une zone de guerre au péril de leur vie, il serait très dangereux de ne pas voir le danger qui nous menace. L’immense majorité des migrants ne viennent pas d’un pays en guerre, mais son des exilés économiques. Parmi le million et demi déjà arrivé, certains sont des terroristes islamistes dont l’objectif est de déstabiliser le continent européen. Plusieurs auteurs des attentats de paris étaient issus de leur rang. Il en est de même pour ceux perpétré en Belgique (attentat du 6 août 2016, à Charleroi) ou en Allemagne (le 18 juillet 2016 dans un train en Bavière et le 25 juillet 2016 au festival d’Ansbach).

Le quatrain VI-20 fait un lien entre les bateaux remplis d’exilés et la ville de Rome.

Rome pour le nouveau Pape qui semble défendre l’arrivée massive de migrants en Europe et son corollaire de terroriste.

Plusieurs accidents graves ont marqué l’opinion publique européenne. Des naufrages de bateaux remplis de migrants ont provoqué le décès de mille deux cents personnes en 2015. Ce sont précisément des bateaux Dans les vaisseaux ») dont parle Nostradamus. Ces navires de fortunes traversent la Méditerranée au milieu des dangers et de la mort (« sera gent endurée »).

migrants

La vague migratoire débuta en avril 2014.

Selon les chiffres du HCR, l’Union européenne, jusqu’en juillet 2016, a accueilli un million cinq cent mille migrants depuis la Méditerranée.

nombres migrants 1

nombres migrants 2

Nostradamus nous explique que cette arrivée importante de migrant pourrait provoquer la disparition de l’Union européenne.

La désagrégation de la construction européenne aura pour origine des désaccords entre les pays membres de l’union sur le sort que l’on doit réserver aux migrants. Certains pays refuseront de les accueillir alors que d’autre inciteront à l’accueil massif des réfugiés de guerre (« Des uns changez reformez la pluspart : »).

Plusieurs sommets européens ont eu lieu. Celui de septembre 2015 se termine sur un échec. La Commission européenne, l’Allemagne et la France souhaitent accueillir tous les migrants et imposer des quotas à chaque pays membres. Les nations de lest refusent les quotas.

Cependant à la même époque, l’Allemagne qui avait accueilli un million de migrants doits faire face a des difficultés matérielles insurmontables. Elle décide de fermer sa frontière avec l’Autriche le 13 septembre 2015. Le 23 février 2016, en raison d’une éventuelle évacuation de la jungle de Calais, la Belgique ferme sa frontière avec la France. En mars 2016, la route des migrants depuis la Grèce vers l’Allemagne via les Balkans se ferme progressivement.

nombres migrants 3

La Hongrie reconstruit une frontière avec des barbelés comme du temps de la guerre froide. Elle refuse d’accueillir des réfugiés de guerre musulmans, car cela porte atteinte à sa culture chrétienne. On ce rappel tous, des images dans la gare de Budapest envahie par les migrants. Le président Orban organisera un référendum sur les quotas de migrants de l’Union européenne, le 2 octobre 2016.

migrants budapest

Le dernier vers explique que la crise des migrants favorisera l’arrivée au pouvoir à Rome d’un nouveau Léopard. Il est encore impossible de connaître son identité.

————————————————–

Pour soutenir le site

 
Depuis 2015, le site Astrologie mondiale est gratuit et ne demande pas d’argent à ses lecteurs. Malheureusement, il y a néanmoins des frais divers et variés en plus de la quantité de temps que demande la rédaction des articles.
V
ous pouvez simplement faire un don sur Tipeee pour contribuer au financement de mon travail.

Vous pouvez également acheter un livre dans la librairie en ligne.
Merci d’avance à tous de votre soutien !

3 commentaires

  • Jean

    Bonjour,

    bravo encore pour votre travail très pertinent sur l’oeuvre de Nostradamus.

    L’exégèse de Vlaicu Ionescu est effectivement une base solide pour tout chercheur sur ce sujet.
    A ce propos, il existe sur youtube une vidéo d’un entretien qu’il a donné en 2000 à la jounaliste Marilena Rotaru.

    Il s’y exprime en roumain mais la proximité de cette langue avec le latin et l’italien peut faciliter le travail de traduction en français.

    Votre analyse du quatrain VI-20 et de la prétendue “Union Européenne” est très intéressante.

    Le pape actuel semble bien le jalon temporel qui relie notamment ce quatrain aux VI-26 et V-92.
    Dans le quatrain V-92, il est en effet question d’un pape “esleu de même temps” que le 5ème ayant succédé à Pie X1, ce qui est bien le cas du pape François, élu alors que Benoît XVI est encore en vie.

    Le dernier vers du quatrain, “qui des romains ne sera trop conforme”, révèle une des caractéristiques de l’action de ce premier pape jésuite.

    Du 14 mars 1557 et jusqu’en 3797, Nostradamus donne volontairement très peu d’autres dates en clair.

    Comme pour l’année 1792 ou l’année 1999, ce sont des repères significatifs pour la période de la civilisation européenne à laquelle il consacre expressément ses centuries.

    (N.B. : cette ère correspond selon Rudolf Steiner à l’église de sardes de l’Apocalypse de Jean.
    Sa mission principale serait le développement de “l’âme de conscience”et la suppression du jésuistisme sous toutes ses formes pour l’humanité.
    Elle s’étendrait en une année platonicienne de 1413 à 3573 (30 degrés de 72 ans chacun) sous l’influence sprituelle imagée cosmiquement par le signe zodiacal des Poissons, et l’axe qu’il forme avec le signe opposé de la Vierge).

    Michel de Nostredame attire notre vigilance sur les forces opposées (anti-christiques) à cette évolution et au combat spirituel qui se joue à l’arrière plan des évenements historiques (dans cette dimension ou le temps devient en quelque sorte l’espace).

    Le jésuitisme fait ainsi partie ce ces courants adversaires de l’impulsion johannique ,la vraie force christique et “apocalyptique” (révélation) dont Michel de Nostredame par sa vie et son oeuvre prophétique constituent une authentique preuve.

    En tant que soumission à une autorité extérieure présentée comme issue du divin et à une volonté de domination totalitaire du monde (nouvel ordre mondial), le jésuistisme travaille, sur ce plan, de concert avec l’américanisme et les forces euro-atlantistes contemporaines.

    Dans le quatrain X-91 (sans rimes apparentes), Nostradamus nous alerte, par le biais d’une date en clair, sur la nature et l’action de cet ordre puissant, basé sur l’infiltration et le camouflage, comme le voulait son redoutable fondateur :

    Clergé Romain l’an mil six cens & neuf,
    Au chef de l’an fera élection
    D’vn gris & noir de la Compagne yssu,
    Qui onc ne fut si maling.

    Il s’agit là de la procédure de béatification du fondateur de la Compagnie de Jésus, Ignace de Loyola, qui eu lieu en 1609.

    Commencée en décembre 1608 et instruite par le clergé du pape, le clergé romain, elle fût prononcée le jour de Pâques de cet an là (“Au chef de l’an”), par Paul V le 19 avril 1609, le bienheureux étant alors élu par acclamation.

    “D’vn gris & noir” fait allusion aux couleurs de l’habit du supérieur jésuite (par opposition à la soutane blanche du pape).

    Le terme “gris” figure la mixité du “blanc” et du “noir” qu’on retrouve dans les techniques de propagande jésuistiques.

    Cette méthode de mélange du vrai et du faux , qualifiée de “désinformation grise”, est notamment reprise par certains services de contre-espionnage. On la retrouve aussi dans nos médias de masse à travers diverses communications politiques manipulatoires, la partie vraie de l’information permettant de faire passer plus aisément la fausse.

    Sur le plan théologique du bien et du mal, le “gris” évoque le relativisme jésuite et la demi-vérité destructrice (comme dans la fameuse phrase du pape François : “chacun doit suivre ce qui lui semble être bien” (sic)).

    “noir” renvoi directement à la robe noire du jésuite en soutane et fait aussi penser aux sombres desseins d’un personnage ténébreux.

    “Qui onc ne fut si maling.” est sans appel : “malin” caractérisant «l’esprit malin» opposé à «l’esprit sain  , la lettre suffixe “g” entraînant «maligne» et malignité, «qualité» in-surpassée du jésuitisme et de son “saint”…

    Nous voici donc maintenant de nos jours confronté à “caput nigrum”, à la tête noire jésuite dirigeant actuellement le Vatican et dernièrement rebaptisé par la presse européiste “pape des migrants”.

    Vlaicu Ionescu destine le quatrain VI-26 au pape “esleu de même temps” qui doit sièger 4 ans avant que de graves troubles et autres avanies secouent le vatican et l’italie (dans ce cas mars 2017 pour le pape François).

    Si l’avenir proche nous le confirme, il faut alors se préparer aux terribles évenements suivants qui doivent précéder la manifestation salutaire “grand Roy d’effrayeur”, né sous la grande croix cosmique du 11 août 1999.

    “Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort.
    Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu.
    Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde et repens-toi.
    Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi.”
    Apocalypse 3 : 1-6

    • Chaulveron

      Bonjour et merci beaucoup pour votre commentaire très pertinent.

      Vous avez parfaitement raison concernant le quatrain X-91. Un texte très étrange, car effectivement, il ne comporte aucune rime et le quatrième vers est incomplet. Déjà, Jean-Paul Clebert, il y a quelques années avait fait le lien entre celui-ci et les Jésuites. Les jésuites ont toujours été considérés comme une organisation suspecte, propice aux complots (réel ou imaginaire) et de dévoyer le catholicisme (affaire des rites chinois). Elle fut dissoute au XVIIIe siècle, puis restaurée en 1815. Le faite que François accepte le poste de pape est une violation des principes de son ordre qui interdit d’accepter les honneurs. C’est pour cela qu’aucun jésuite n’a jamais accédé au poste de Pape. Tous cela n’annonce rien de bon. Je parlerais de cela dans mon prochain livre qui devrait sortir début 2017, sur les prophéties de Daniel.

      Dans quel livre Rudolph Steiner parle des messages aux sept églises ? Cela m’intéresse beaucoup.

  • Jean

    Bonjour et merci également pour votre aimable réponse,

    Effectivement, le jésuitisme est sujet à de violentes controverses depuis la fondation de la Compagnie de Jésus par Ignace de Loyola.

    Quelques citations caractéristiques :

    « Avec les Jésuites il ne peut y avoir de paix dans les États. » Pape Clément XIX

    « Les jésuites ont répandu dans l’Eglise les ténèbres les plus épaisses qui soient jamais sorties du puits de l’abîme. » : Blaise Pascal

    « Les jésuites constituent la seule organisation occidentale disposant de pouvoirs occultes, à côté de laquelle les sociétés secrètes ne sont que des boy-scouts »

    Cette dernière citation est de Rudolf Steiner qui a particulièrement appelé à la la vigilance sur le jésuistisme.

    Ses principales déclarations ont été recensées dans l’ouvrage “Le cas Tomberg” (‘extrait consultable à http://lazarides.pagesperso-orange.fr/Steiner-jesuites.pdf ) par Sergueï O Prokofiev et Christian Lazaridès/

    Ce dernier est également l’auteur de “Vivons-nous les commencements de l’Ère des Poissons ? ” (présentation ici http://jf.bizzart.biz/ArticlesHTM/Art_Divers/ErePoissons.html)

    En ce qui concerne les messages aux sept églises, Rudolf Steiner en parle notamment dans la 3ème des 12 conférences qu’il a effectuées sur l’Apocalypse de Jean à Nuremberg du 17 au 30 juin 1908 ( GA n° 104).

    Pour les germanophones, le texte original allemand du cycle complet est ici : http://anthroposophie.byu.edu/vortraege/104.pdf

    Voici en français un extrait de cette 3ème conférence :

    (…) Pendant l’ère post-atlantéenne, l’auteur de l’Apocalypse le décrit en rapport avec de petites communautés qui, dispersées dans l’espace sur la Terre, représentent les différentes civilisations de cette ère.

    Quand il parle de l’Eglise d’Ephèse, il veut dire ceci : « Je suppose qu’à Ephèse a vécu une communauté qui, dans une certaine mesure, s’est ouverte au christianisme. Mais comme toute évolution est progressive, il reste toujours à chaque stade quelque chose de la civilisation précédente. Il y avait bien à Ephèse une école d’initiation, mais l’enseignement chrétien y revêt une nuance qui portait la marque de l’Inde antique. »

    En parlant d’Ephèse, l’auteur évoque donc la première époque post-atlantéenne. Et ce qui doit être enseigné à ce moment se trouve dans une Lettre adressée à cette communauté. Les caractéristiques de l’ancienne civilisation hindoue ont persisté à travers plusieurs courants dont l’un se retrouve dans la communauté d’Ephèse. Le christianisme y portait encore l’empreinte de l’Inde antique.

    Chacune des Lettres s’adresse ainsi à une ville représentant une des sept civilisations post-atlantéennes. A chacune il est dit : Tu es ceci, tu es cela ; certaines de tes caractéristiques sont conformes à l’esprit du christianisme ; le reste doit être modifié.

    L’Apocalypse énonce ce qui, pour chaque civilisation, peut être conservé et ce qui, étant dépassé, doit être modifié.

    Voyons maintenant si dans ces sept Lettres se trouve vraiment la trace des sept civilisations successives. Essayons de voir comment ces Lettres devaient être conçues pour correspondre à l’idée que nous venons d’exprimer.

    L’auteur de l’Apocalypse pense qu’il existe à Ephèse une communauté, une Eglise qui professe le christianisme mais avec la coloration que pouvait lui donner l’esprit de la première civilisation, indifférente au monde extérieur, et sans intérêt pour la véritable mission de l’humanité post-atlantéenne.

    Ce qui lui plaît pourtant en elle, c’est qu’elle a renoncé à la basse sensualité et s’est tournée vers la vie spirituelle. Ce qu’il a voulu dire par là, nous le comprenons en nous rappelant qu’à Ephèse se trouve un sanctuaire où se célébraient les mystères de Diane, la chaste déesse.

    On y apprenait en effet tout particulièrement à se détourner du monde des sens pour s’orienter vers l’esprit. Et cependant : « J’ai contre toi que tu as délaissé ton premier amour. » Cet amour, c’est celui que doit avoir la civilisation post-atlantéenne pour la Terre, ce champ où doit être implantée la semence divine.

    Celui qui dicte cette lettre se désigne comme le précurseur du Christ Jésus, le guide de la première civilisation. Le Christ parle en quelque sorte à travers lui, ce Maître d’une époque où les initiés avaient la vision du monde de l’au-delà. Il dit de lui-même qu’il « tient dans sa main droite les sept étoiles et les sept chandeliers d’or ».

    Les sept étoiles ne sont pas autre chose que les symboles des sept Entités spirituelles qui guident les sept civilisations. Et à propos des sept chandeliers, il est dit expressément qu’il s’agit d’Êtres spirituels qu’on ne peut pas voir dans le monde sensible. Il en est très clairement question dans l’initiation par le Yoga où l’on souligne aussi que l’homme ne travaille pas dans le sens de l’évolution lorsqu’il méprise les oeuvres extérieures, lorsqu’il cesse de les aimer.

    La communauté d’Ephèse s’est détournée de cet amour. Aussi l’auteur de la Lettre lui dit-il justement : « Tu hais les oeuvres des Nicolaïtes. » Les Nicolaïtes, ce sont ceux qui ne vivent que d’une vie matérielle.

    A l’époque à laquelle se rapporte cette Lettre, il existait une secte ainsi nommée qui n’attachait de prix qu’à la vie extérieure, charnelle, matérielle. « Tu ne dois pas les imiter » dit celui qui inspire la première Lettre, mais il ajoute : « Tu ne dois pas abandonner ton premier amour. »
    Car en aimant le monde extérieur, on lui insufflera la vie, on l’élèvera jusqu’à l’esprit. « Que celui qui a des oreilles entende. A celui qui vaincra, je donnerai à manger de l’arbre de vie. » Pas seulement de l’arbre périssable. C’est-à-dire que celui-là sera capable de spiritualiser ce qui est matériel ici-bas pour le déposer sur l’autel de la vie spirituelle.

    Ce qui représente la seconde civilisation, c’est la communauté ou Eglise de Smyrne.
    A celle-ci le Guide de l’humanité s’adresse sous l’aspect d’un autre de ses précurseurs, le Maître de l’antique civilisation perse, qu’inspiraient les pensées suivantes : « A l’origine régnait le Dieu de lumière. Il avait un adversaire, la matière extérieure, le sombre Ahrimane. Jadis j’étais uni à l’Esprit de lumière, celui des origines. Puis j’ai été entraîné dans le monde de la matière à laquelle est venue se lier la puissance hostile d’un Esprit resté en arrière dans l’évolution, Ahrimane.

    Et maintenant, en collaborant avec l’Esprit de la lumière, je vais travailler la matière pour la pénétrer d’esprit. Alors, la Divinité du Mal étant vaincue, la Divinité du Bien, de la lumière se manifestera à nouveau. » « Je suis le Premier et le Dernier, Celui qui meurt dans la vie matérielle et ressuscite en esprit. »

    Nous lisons donc dans cette seconde Lettre : « Je suis le Premier et le Dernier, celui qui est, qui fut et qui sera, et qui est revenu à la vie. » (II-8).

    Cela nous mènerait bien loin d’étudier chaque phrase en détails, mais il nous faut encore expliquer celle qui nous apprend comment se comporte un membre de l’Eglise de Smyrne qui s’efforce de christianiser cette communauté.

    Il est dit qu’on peut vivifier la mort, spiritualiser ce qui est mort, qu’on ne périt pas dans la mort. La mort absolue, totale, mènerait bien l’homme à une vie spirituelle, mais il ne récolterait pas les fruits de sa vie terrestre. Quelqu’un qui n’a pas vécu de façon à tirer de cette existence des fruits spirituels n’emportera rien dans le monde de l’esprit.

    Or là, on ne peut vivre que des fruits amassés sur la terre. Celui qui n’en a pas devra subir « une seconde mort ». Celui qui a su travailler le champ de l’existence terrestre sera sauvé de cette seconde mort. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort. » (II-11) .

    Vient ensuite l’Eglise de Pergame. Elle représente l’époque où l’humanité s’est approchée davantage du plan physique.

    L’homme lisait dans les étoiles ce que pouvait saisir son esprit.C’est cela qui lui est accordé pendant la troisième civilisation. Il agit en fonction de ce qu’il porte en lui. Ayant une vie intérieure, il peut désormais observer le monde qui l’entoure.

    Etant doué d’une âme, il peut étudier la marche des étoiles, découvrir la géométrie. C’est ce qu’on appelait « la recherche par la Parole » et que l’Apocalypse représente par « l’épée qui sort de la bouche ». Celui qui inspire cette Lettre indique par là que la force de cette époque, c’est une parole acérée, une épée à deux tranchants. C’est la parole d’Hermès, celle des prêtres de l’antiquité, la parole qui donnait autrefois accès aux forces de la nature et des astres.

    Cette civilisation s’organise ici-bas, sur le plan physique, grâce surtout aux forces astrales intériorisées dans l’âme humaine. Lorsqu’elle se réalise sous cette ancienne forme, c’est vraiment une épée à deux tranchants. La connaissance est alors à la limite entre la magie blanche et la magie noire, elle peut s’engager vers ce qui mène au salut, ou vers ce qui aboutit à la perdition.

    C’est pourquoi il est dit que là où demeurent les représentants de cette époque se trouve aussi le trône de Satan. C’est une allusion à ce qui peut détourner l’évolution de son véritable but. Et la « doctrine de Balaam » n’est pas autre chose que la magie noire. C’est la doctrine de ceux qui « dévorent », qui détruisent les peuples. Les destructeurs de peuples, ce sont les mages noirs qui ne travaillent qu’à leur profit personnel, détruisent les communautés et engloutissent tout ce qui fait la vie d’un peuple.

    Mais ce que cette troisième civilisation a de bon, c’est qu’alors l’homme peut entreprendre la tâche de purifier son corps astral, de le transfigurer. C’est ce que signifie la « manne cachée ». Une fois transformée en nourriture pour les Dieux ce qui n’était destiné qu’au monde, ce qui ne devait alimenter que l’égoïsme humain, cela devient la « manne cachée ».

    Tous ces symboles montrent que l’homme purifie alors son âme pour faire de lui-même le pur véhicule du « Manas ».

    Mais pour cela, il faut encore passer par la quatrième civilisation ; alors apparaît le Rédempteur, le Christ Jésus lui-même.

    C’est à l’Eglise de Thyatire qu’il s’annonce comme étant le « Fils de Dieu, Celui qui a des yeux comme une flamme de feu et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent ». (III-18)

    Il est le Guide de cette quatrième civilisation où l’homme, entièrement descendu sur le plan physique, crée sa propre image par des moyens extérieurs. Le moment est arrivé où la Divinité elle-même se fait homme, se fait chair, personne humaine.

    C’est l’époque où l’homme descend lui-même jusqu’au niveau de la personnalité, où dans la statuaire grecque, la Divinité individualisée se présente comme une personne, où la personnalité humaine s’affirme sur le plan matériel chez le citoyen romain.

    Cette époque devait donc recevoir une impulsion nouvelle du fait que la Divinité y est apparue sous forme humaine. L’homme descendu sur terre ne pouvait être sauvé que par cette apparition de Dieu Lui-même sous la forme humaine.

    Au « Je suis », au Moi dans le corps astral devait être donnée l’impulsion du Christ. Ce qui ne s’était encore manifesté qu’en germe devait maintenant apparaître dans le monde extérieur, dans l’histoire.
    Le Fils de Dieu, maître de l’avenir, peut donc dire : « Toutes les Églises connaîtront le « Je suis » qui sonde les reins et les coeurs. » L’accent est mis ici sur le « Je suis », le quatrième élément de l’être humain. « Comme j’en ai reçu le pouvoir de mon Père, je lui donnerai l’étoile du matin. » (III28).

    Que signifie ici ce terme d’« étoile du matin » ? La terre, nous le savons, passe par les étapes de Saturne, Soleil, Lune, Terre, Jupiter, Vénus, Vulcain. C’est ainsi que nous les nommons d’habitude et ce sont bien les noms qu’elles doivent porter. Mais j’ai déjà fait remarquer que l’incarnation Terre se divise en deux périodes : celle de Mars et celle de Mercure.

    Il y a en effet une relation mystérieuse entre la première moitié de l’évolution terrestre et Mars, et de même entre la seconde moitié et Mercure. C’est pourquoi la quatrième incarnation planétaire peut aussi bien s’appeler « Terre » que « Mars-Mercure ».

    On dira en ce cas qu’au cours de son évolution, la Terre passe par les étapes de Saturne, Soleil, Lune, Mars-Mercure, Jupiter, Vénus, Vulcain.

    L’astre dont l’influence est prépondérante, dont la force se manifeste pendant la seconde phase de la Terre est donc Mercure. C’est Mercure qui donne à l’homme l’orientation ascendante qu’il doit prendre.
    Nous abordons ici un secret secondaire qu’il nous faut révéler et on ne peut le révéler qu’ici. En matière d’occultisme en effet, par précaution contre ceux qui pourraient faire, et qui ont fait dans le passé, mauvais usage de la connaissance spirituelle, on s’est toujours servi de ce qu’on peut appeler un masque.

    On ne s’exprimait pas clairement, on parlait en termes voilés. Dans un cas comme celui-là, l’ésotérisme médiéval ne savait recourir qu’à des moyens primitifs. C’est ainsi qu’on a simplement dit Vénus pour Mercure et Mercure pour Vénus.

    En réalité, si nous employons le langage ésotérique de l’Apocalypse, il nous faut appeler Mercure l’étoile du matin et lire : « J’ai donné à ton Moi la direction ascendante vers l’étoile du matin, vers Mercure. »

    Dans certains textes du Moyen Age, vous trouverez encore les astres de notre système planétaire énumérés ainsi : Saturne, Jupiter, Mars, Terre, puis non pas Vénus et puis Mercure, mais Mercure et ensuite Vénus.

    Voilà pourquoi il est écrit : « Comme j’en ai reçu le pouvoir de mon Père, je lui donnerai l’étoile du matin. »

    Venons-en maintenant à notre époque et demandons-nous si les révélations de l’Apocalypse s’y rapportent également.

    Dans ce cas, Celui qui s’est adressé aux quatre civilisations précédentes doit aussi nous parler et il faut que nous apprenions à comprendre son langage pour connaître la tâche spirituelle qui nous incombe.
    Si un courant de vie spirituelle doit exister qui englobe la mystique universelle, ce courant doit aussi, conformément à l’Apocalypse de saint Jean, pouvoir accomplir ce que le grand Inspirateur exige de notre époque.

    Or que demande-t-il ? Et d’ailleurs, qui est-il ? Essayons, si nous pouvons, de l’identifier. « Écris à l’ange de l’Eglise de Sardes (il faut sentir que ces paroles s’adressent à nous) : Voici ce que dit Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles. » (III-1)

    Que sont donc ces sept Esprits et ces sept étoiles ?

    Au sens de l’Apocalypse, l’homme, tel qu’il apparaît ici, est l’expression visible des sept principes de la nature humaine qui sont : le principe physique dont le corps physique est l’expression, le principe de vie ou corps éthérique, le principe du corps astral ; au centre le principe du Moi, puis Manas ou le corps astral transformé, Bouddhi ou le corps éthérique métamorphosé, Atma ou le corps physique spiritualisé.

    Tel est l’éventail des sept substances spirituelles à travers lesquelles se répartit la nature divine de l’être humain. En occultisme, on appelle ces sept principes les « Sept Esprits de Dieu dans l’homme ».
    Quant aux sept étoiles, ce sont celles qui nous permettent de comprendre à quel point de son évolution en est actuellement l’être humain, et ce qu’il doit devenir. Les incarnations successives de la Terre : Saturne, Soleil, Lune, Terre, Jupiter, Vénus, Vulcain, sont les sept étoiles qui englobent l’évolution humaine.

    Saturne a donné à l’homme le germe de son corps physique, le Soleil celui de l’éthérique, la Lune celui de l’astral et la Terre lui a donné le Moi.

    Pendant les trois phases suivantes – Jupiter, Vénus, Vulcain – s’élaboreront les éléments spirituels de sa nature. Si nous comprenons l’appel de l’Esprit qui tient dans sa main les sept étoiles et les sept Esprits divins, la nature septuple, nous retrouvons à travers l’Apocalypse les enseignements de la Science spirituelle. Nous saisissons que ce texte fait ici allusion à la cinquième civilisation post-atlantéenne.

    Nous comprenons qu’à notre époque, où l’homme est profondément enchaîné à la matière, nous devons remonter la pente sur les pas du grand Être qui, pour éclairer notre route, nous donne les sept Esprits de Dieu et les sept Étoiles.

    Si nous suivons ce chemin, nous introduirons dans la sixième civilisation la véritable vie de l’esprit, de la sagesse et de l’amour. Alors, de la connaissance spirituelle que nous aurons acquise naîtra l’impulsion d’amour de cette sixième civilisation.

    Celle-ci est représentée par la communauté dont le nom traduit déjà ce qu’elle sera : la communauté de l’amour fraternel, « Philadelphie ».

    Car ces noms n’ont pas été pris au hasard. A l’avenir, l’homme développera son Moi jusqu’à une maturité telle que, libéré de ses chaînes, il pourra de son plein gré – à la sixième époque représentée par la communauté de « Philadelphie » – aimer toutes les créatures. C’est là la forme future de vie spirituelle que nous devons préparer.

    Nous porterons en nous une individualité plus élevée, de sorte qu’aucune force extérieure ne pourra avoir prise sur elle si nous nous y refusons ; ce Moi, nous pourrons le fermer et personne ne pourra l’ouvrir malgré nous ; et si nous l’ouvrons, aucune force adverse ne pourra le fermer.

    C’est cela, la « clé de David ». C’est pourquoi Celui qui inspire la sixième Lettre dit qu’il possède la clé de David : « Écris à l’ange de l’Eglise de Philadelphie. Ainsi dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David, qui ouvre et personne ne peut fermer, celui qui ferme et personne ne peut ouvrir… J’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer. » (III-7-9). C’est le Moi qui s’est trouvé lui-même.

    Enfin la septième civilisation rassemblera autour du grand Guide tous ceux qui auront trouvé la vie spirituelle.

    Elle les unira autour de lui. Ils participeront déjà à la vie spirituelle au point de se distinguer de ceux qui s’en sont détachés, des « tièdes » qui ne sont « ni froids ni chauds ». La petite troupe qui aura trouvé la spiritualité comprendra Celui qui, en se faisant reconnaître, dit de lui-même qu’il est la Fin véritable vers laquelle tout tend. Cette Fin, c’est l’« Amen » (III-14).

    Ce verset dit : « Écris à l’ange de l’Eglise de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen », c’est-à-dire celui dont la nature correspond au principe de la Fin.

    Ainsi, nous le voyons, l’Apocalypse de saint Jean contient la substance d’une initiation. Dès le premier degré où nous voyons se succéder les sept civilisations post-atlantéennes, décrites dans la perspective physique, il est clair qu’il s’agit d’une initiation de la volonté.

    De nos jours encore, l’Apocalypse peut enflammer notre volonté si nous reconnaissons qu’il nous faut écouter les Esprits qui l’ont inspirée et qui nous instruisent ; si nous comprenons ce que signifient les sept Étoiles et les sept Esprits de Dieu, et que nous avons pour tâche de transmettre aux générations futures la connaissance de l’esprit. ”

    Rudolf Steiner s’est par ailleurs exprimé sur Nostradamus dans sa conférence du 9 novembre 1911 ” Sur le sens du prophétisme ” http://wn.rsarchive.org/Lectures/19111109p01.html ( “der Sinn des Prophetentums” GA.61),

    Il y est question des authentiques facultés prophétiques que Michel de Nostredame auraient développées par une transformation de ses forces volontaires altruistes après qu’il eut été contraint d’ abandonner son activité de médecin (“comme une métamorphose du besoin d’activité des forces excédentaires dans l’âme”).

    Il décrit ainsi Nostradamus passer beaucoup d’heures, en pleine ardeur et dévotion, dans sa tour observatoire qui lui offrait de tous côtés la vue la plus libre pour s’exposer, dans le silence complet de l’âme, aux miracles du ciel étoilé.

    Il voit aussi un lien spirituel particulier entre Michel de Nostredame et Tycho de Brahé.

    Notons enfin que Steiner a rapidement signalé, sans plus de développement, que le quatrain X-75 concernerait l’annonce de l’établissement son “Antroposophie” face à la déclinante “Théosophie ” («Tant attendu ne reviendra jamais, Dedans l’Europe, en Asie apparaîtra ; Un de la ligue issu du grand Hermes, Et sur tous Rois des Orients croîtra.» )

    Cordialement,

    Jean

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *